AN · données ouvertes
Textes / L'avenir de la francophonie

rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires étrangères, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur l'avenir de la francophonie

Rapport d'information · d'une mission d'information constituée au sein d'une commission permanente · 25/06/2025 · 487 558 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (64)
  1. SOMMAIRE
  2. Propositions de la mission d’information
  3. Avant-propos de la rapporteure Amélia Lakrafi
  4. Avant-propos du rapporteur Aurélien Taché
  5. Introduction
  6. I. La Francophonie : un projet en devenir
  7. A. Les dynamiques de l’espace francophone
  8. 1. Les grandes composantes de la « galaxie francophone » mondiale
  9. 2. Le français est de plus en plus une langue d’Afrique
  10. 3. Des évolutions tributaires des progrès de la scolarisation en français et du développement économique
  11. 4. L’attrait international pour le français langue étrangère
  12. B. Un acteur du multilatéralisme à parfaire
  13. 1. La francophonie institutionnelle : une affirmation progressive
  14. a. Opérateur technique et organisation politique : une dualité fondatrice
  15. b. Une organisation internationale attractive
  16. 2. Une coopération multilatérale francophone dense
  17. a. La modernisation des programmes relevant directement de l’Organisation internationale de la francophonie
  18. b. Les acteurs de la Charte déploient des stratégies conformes aux orientations de la francophonie
  19. i. Les conférences ministérielles permanentes
  20. ii. L’Agence universitaire de la francophonie
  21. iii. L’université Senghor d’Alexandrie
  22. iv. L’Association internationale des maires francophones
  23. v. TV5 Monde
  24. vi. L’Assemblée parlementaire de la francophonie
  25. 3. Doter la francophonie institutionnelle de nouvelles synergies et de nouveaux outils
  26. a. Les actions conjointes des organisations de la francophonie ne sont pas à l’échelle des besoins de l’espace francophone
  27. b. Poser les fondements d’une réorganisation de grande ampleur
  28. i. La nécessaire « remise à plat » de la Charte de la francophonie
  29. ii. Organiser les coopérations francophones autour de pôles d’action cohérents
  30. iii. Déployer pleinement la diplomatie parlementaire francophone
  31. C. Le Sommet de Villers-Cotterêts : un révélateur des forces et des faiblesses de la francophonie
  32. 1. Les acquis et les limites du volet politique du sommet
  33. 2. Les orientations de la Déclaration de Villers-Cotterêts
  34. 3. Les « livrables » du sommet
  35. a. La consécration de la dimension francophone de la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts
  36. b. L’appui aux circulations et à la création dans l’espace francophone
  37. c. La réaffirmation des valeurs de la francophonie
  38. II. La Francophonie de l’avenir : des démarches partenariales, des chantiers stratégiques
  39. L’engagement francophone de la France doit être conforté
  40. 1. Conjurer les risques d’un désengagement préjudiciable
  41. a. Rendre plus lisible la participation de la France dans la francophonie
  42. b. Mettre en cohérence les stratégies européennes et francophones de la France
  43. c. Placer la démarche francophone au cœur de notre aide publique au développement
  44. d. Mettre en cohérence les leviers de coopération éducative
  45. e. Conforter l’atout des mobilités étudiantes pour l’enseignement supérieur francophone
  46. f. Imbriquer l’action culturelle de la France à la francophonie
  47. i. Préserver l’autonomie du réseau des Alliances françaises, émanation des sociétés civiles francophones et francophiles
  48. ii. Faire de l’enseignement du et en français un atout pour l’employabilité
  49. iii. Donner de la visibilité à la priorité africaine de la politique culturelle française
  50. 2. Acter la copropriété de la langue par ceux qui ont le français en partage
  51. a. Créer une « Académie francophone des langues »
  52. b. Les réflexions entourant les trente ans de la loi Toubon doivent s’inscrire dans une perspective internationale
  53. Valoriser la contribution des outre-mer et des territoires créolophones
  54. Faire de TV5 Monde un relais majeur de la création francophone
  55. B. Les francophones doivent faire de grandes choses ensemble
  56. 1. La francophonie doit participer à la prévention et au règlement des conflits
  57. La dimension politique des coopérations francophones ne doit plus être éludée
  58. 3. Gérer ensemble les mobilités dans l’espace francophone
  59. 4. Investir les domaines d’avenir
  60. a. Une francophonie ambitieuse peut coaliser les États et les peuples autour de grands projets et dans le multilatéralisme
  61. b. Pour éviter l’effacement numérique de leur langue, les francophones doivent garantir la découvrabilité des contenus en français
  62. c. L’avenir doit pouvoir continuer de s’inventer en français
  63. EXAMEN EN COMMISSION
  64. Annexe : liste des personnes auditionnées ou rencontrées par les rapporteurs

Mme Dominique Voynet (EcoS). Le rapport constitue une somme considérable d’informations et de réflexions. À vous entendre tous les deux, je mesure ce que le pas de deux a pu avoir de vivant et parfois même d’explosif au cours des deux années écoulées. Je vous remercie pour ce travail.

Le débat qui vient d’avoir lieu est intéressant, malgré sa véhémence. Si la langue française est une langue romane, nous devons admettre que nous en constatons l’évolution plus que nous ne l’organisons. Ce sont les usages et la façon dont la langue est perçue, imprégnée et enrichie par d’autres expériences, d’autres langues et d’autres modes de vie qui permettent cette créolisation que vous avez décrite.

Le concept de copropriété d’une langue véritablement partagée me paraît très intéressant, car il permettrait de rompre avec l’idée que les Français sont des donneurs de leçons arrogants, cherchant à imposer leurs valeurs et leur cadre de réflexion plutôt qu’à écouter leurs interlocuteurs.

Vous avez fortement insisté sur le fait que le français est devenu une langue d’Afrique, avec 70 % des locuteurs sur ce continent. Je constate néanmoins que le fossé se creuse entre les locuteurs du français dans de nombreux pays africains et les locuteurs d’autres langues. Ce fossé n’est pas uniquement linguistique, mais également social. Le français tend à devenir, dans certains pays, une langue des intellectuels, une langue de l’administration dans les domaines du droit, de la diplomatie, de la justice et de la recherche universitaire. Certains éléments de votre rapport cherchent à réduire ce fossé, ce qui constitue un enjeu crucial.

Cette problématique se manifeste également dans un département français comme Mayotte, où la langue maternelle de nombreux habitants n’est pas le français, mais le shimaoré, langue bantoue proche du swahili. Comment réduire ce fossé ? L’enjeu dépasse la simple réflexion théorique sur la francophonie pour devenir une question concrète touchant notre propre pays et un département français.

Il me semble que le français est de moins en moins une langue de la science. Je conduis actuellement une mission pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), et force est de constater que le français n’y est plus une langue vernaculaire. La langue de travail y est désormais l’anglais.

Enfin, j’aurais aimé, bien que le rapport soit déjà très dense, qu’une attention particulière soit portée aux valeurs transmises avec la langue : l’égalité femmes-hommes, les droits des minorités et les droits des personnes handicapées. Ce sujet a-t-il suscité votre intérêt ? Avez-vous trouvé un écho auprès de vos interlocuteurs ?

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Pour commencer par votre dernière question, nous avons effectivement auditionné plus de t personnes à Paris et plus de 250 à l’étranger. Les sujets relatifs au genre, à l’accès au droit et à l’État de droit nous ont été fréquemment cités comme des points importants défendus par la francophonie. Cette caractéristique nous différencie peut-être du Commonwealth.

Concernant le français comme langue des élites et la situation de Mayotte, nous préconisons d’accroître et de restructurer la formation des formateurs en français et de français, ce qui représente deux approches distinctes. Cette formation devrait inclure l’enseignement du français langue étrangère pour accompagner efficacement les enfants et les adultes dont la langue maternelle diffère du français.

Je vous rejoins sur le plan des valeurs de la francophonie. Nous disposons d’ailleurs d’un réseau francophone pour l’égalité et le droit des femmes. Lors de nos échanges avec des non-francophones qui n’ont pas reçu le français en héritage, mais l’ont choisi, les premières valeurs qu’ils évoquent sont la liberté d’expression et la liberté de la presse, libertés qui ne sont pas garanties dans tant de pays. Nous devons nous battre pour le préserver.

M. Aurélien Taché, rapporteur. Je m’associe aux propos de ma collègue. Concernant l’apprentissage du français dans certains pays, notamment le Sénégal : l’apprentissage de notre langue coïncide souvent avec l’entrée à l’école. Vous l’avez souligné pour Mayotte, mais c’est encore plus flagrant au Sénégal, les enfants arrivent à l’école sans parler le français. Ils doivent donc apprendre simultanément la langue et les matières enseignées. Sans accompagnement spécifique, cette situation démobilise et accentue la rupture scolaire.

Je me souviens d’un exemple rapporté du Sénégal : autrefois, si un élève prononçait un mot en wolof en classe, le professeur le reprenait immédiatement, créant un sentiment d’insécurité linguistique, pour reprendre le terme des linguistes, avec des conséquences préjudiciables. Des initiatives remarquables comme le programme ELAN de l’OIF s’attaquent à cette problématique, et nous plaidons tous deux pour leur renforcement.

Vous avez également évoqué le français comme langue scientifique, aspect qui a considérablement retenu notre attention. Nous avons constaté une progression extraordinaire de l’anglais dans les publications scientifiques. Notre rapport formule plusieurs propositions pour remédier à cette situation, notamment un classement francophone des universités, une alternative au classement de Shanghai. Ce dernier favorise indubitablement les universités anglo-saxonnes, les valeurs anglo-saxonnes, et j’irais jusqu’à dire la langue du capitalisme. Le classement francophone que nous proposons constituerait une avancée significative pour la francophonie scientifique à laquelle nous croyons fermement.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Nous avons effectivement consulté de très nombreux chercheurs, notamment au Canada. J’ai été stupéfaite et franchement contrariée de constater que même dans les universités françaises, les chercheurs sont valorisés lorsqu’ils publient en anglais. Cette idée de classement francophone a émergé de nos échanges avec Slim Khalbous, recteur de l’AUF, qui fédère plus de 1 100 universités dans 125 pays, bien au-delà de la francophonie institutionnelle. Notre démarche ne vise pas à concurrencer l’anglais, ce qui serait vain, mais à proposer une complémentarité. Nous avons donc imaginé un « classement de Paris » – l’idée ayant germé à Paris au lendemain de l’inauguration du sommet de Villers-Cotterêts – qui serait complémentaire à celui de Shanghai et aux autres classements existants. Ce classement se veut francophone et durable, car nous souhaitons y intégrer une dimension environnementale.

M. le président Bruno Fuchs. Je cède à présent la parole aux députés intervenant à titre individuel.

M. Michel Guiniot (RN). Je souhaite formuler quelques observations sur les points qui viennent d’être abordés. Concernant Villers-Cotterêts, nous n’avons jamais eu l’occasion, en tant que membres de la commission des affaires étrangères, d’être conviés à une quelconque visite ou réunion. Cette exclusion concerne même ceux qui résident dans la région, comme moi-même, domicilié à seulement 40 kilomètres du site précisément, étant Picard. Je considère cette situation profondément regrettable et y vois une véritable ségrégation à l’encontre de certains membres de notre commission.

En second lieu, j’ai entendu précédemment que la langue française serait une survivance coloniale. Faudrait-il alors comprendre que l’apprentissage de l’allemand constitue une survivance de l’Occupation, l’anglais une survivance de la guerre de Cent Ans, et l’espagnol peut-être une survivance des conquistadors ? Puisque nous évoquons Villers-Cotterêts, une citation attribuée à François Ier me revient à l’esprit, qui définit parfaitement ce qu’est la langue française à mes yeux : « On parle aux chevaux en allemand, on parle aux femmes en italien, on parle à Dieu en espagnol et on parle aux hommes en français. » Cette citation me semble exprimer l’essentiel.

Je souhaite également aborder ce que vous développez aux pages 128 et suivantes concernant les mobilités dans l’espace francophone. Vous soulignez très justement que la francophonie de l’avenir doit faire l’objet de chantiers stratégiques unissant les francophones pour les amener à accomplir de grandes réalisations communes. Une réponse conjointe aux défis migratoires qui sont posés à la France, comme aux pays francophones, est une nécessité croissante. L’espace de la francophonie, autant que la langue que nous partageons, doit être un vecteur de stabilisation des relations entre les pays, et non un prétexte à l’importation d’une population venant pour des motifs économiques.

Pour reprendre les termes du rapport, la migration doit être circulaire. Les individus qui migrent, notamment les étudiants venant se former en France, doivent illustrer que le partage d’une langue commune permet les échanges et que l’apprentissage dans un pays doit contribuer à l’enrichissement de l’autre, par le retour vers leur pays d’origine. Force est de constater que ce n’est actuellement pas le cas. Vous proposez de créer un visa francophone. Qu’en serait-il d’apporter une réponse commune aux défis migratoires, particulièrement face aux individus allophones ?

M. Aurélien Taché, rapporteur. Concernant le débat sur la langue française et la colonisation, je crois m’être déjà suffisamment exprimé et je doute que nous parvenions à un accord sur ce point.

En revanche, sur la question des mobilités, je tiens à souligner, à l’attention de votre groupe Rassemblement national, que cet aspect nous a été rappelé de façon insistante dans nos discussions sur la francophonie. Nous ne pouvons ignorer que la circulation au sein de l’espace francophone exerce une influence directe sur la motivation des populations à poursuivre l’apprentissage du français. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui l’étudient aujourd’hui, notamment au Maroc, dans l’optique de s’établir au Canada. À l’inverse, le Maroc offre des bourses aux étudiants d’Afrique subsaharienne pour favoriser la diffusion de la langue française.

Cette question des mobilités est fondamentale. De nombreux interlocuteurs nous ont signalé que les refus de visa et les obstacles à la mobilité constituaient des irritants majeurs, au point que certains s’interrogent sur la pertinence d’apprendre d’autres langues si la crispation sur les sujets de mobilité et de migration persiste en France. Le débat public français, que suivent attentivement nos amis francophones du continent africain, leur laisse malheureusement penser que la situation n’est pas près de s’améliorer.

M. Guillaume Bigot (RN). Chers collègues, votre rapport, par ailleurs de très bonne facture, me semble souffrir d’une lacune importante. La dimension économique de la francophonie y est quasiment inexistante. À titre d’exemple, le terme PIB n’apparaît pas dans votre travail, contrairement à celui de Gaza, situation tragique s’il en est, mais sans rapport direct avec la francophonie.

Cette absence de référence aux enjeux économiques me paraît d’autant plus regrettable que nous traversons une période où les échanges hors OCDE et entre les BRICS gagnent en puissance, alors que l’espace francophone se révèle particulièrement prometteur à cet égard. Il représente déjà 16 % du PIB mondial et 20 % des échanges de biens et services.

Je profite de cette intervention pour souligner que notre groupe soutient la création d’une agence francophone de promotion de l’industrialisation en Afrique, bien qu’il s’agisse d’un sujet connexe.

Ma question est la suivante : quand la francophonie sera-t-elle mobilisée, selon vous, pour répondre aux attentes économiques des Africains, mais aussi des Français, plutôt que de vouloir décoloniser la langue française ? Si j’étais taquin, je dirais que la créolisation relève de l’appropriation culturelle, ce terme étant lié à une histoire, une géographie et une culture spécifiques. Je pourrais également affirmer que cette volonté de décoloniser les langues reflète une colonisation mentale importée des campus américains, cette idéologie décoloniale entièrement américaine. J’ajouterais enfin que la langue française est effectivement romanisée, conséquence d’une expérience coloniale, puisque la Gaule a été colonisée par Rome. Mais là n’est pas l’essentiel. Ma question porte sur les mesures concrètes envisagées pour faire de la francophonie un véritable moteur de croissance.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. La francophonie économique ne fait nullement défaut dans notre rapport. Nous avons longuement examiné cette question et auditionné un nombre considérable d’entrepreneurs et d’organisations patronales francophones.

Nous proposons d’organiser un grand pôle de la francophonie économique en mettant en synergie les différents réseaux entrepreneuriaux. Ces nombreux réseaux rendent plus visibles les enjeux et les opportunités économiques de l’espace francophone qui représente, comme vous l’avez souligné, 16 % de la richesse mondiale, 20 % du commerce mondial et 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques, faisant du français la troisième langue des affaires.

Notre objectif consiste à capitaliser sur les multiples propositions émanant des différents réseaux économiques. Nous avons notamment cité l’APF, non pas l’Assemblée parlementaire de la francophonie, mais l’Alliance des patronats francophones, le Forum francophone des affaires (FFA), le Groupement du patronat francophone (GPF), la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones, ou encore le Cercle des clubs d’affaires francophones à l’international que j’ai fondé il y a deux ans.

Nous préconisons une meilleure organisation et une mise en cohérence de tous ces réseaux afin de démontrer le dynamisme économique de l’espace francophone et son attractivité. Je prendrai pour exemple les pays du Golfe, les pays de ma circonscription que je connais bien. Désormais, le français est enseigné comme langue vivante obligatoire dans les écoles publiques saoudiennes et émiriennes. Pourquoi ? Parce que ces deux pays, ainsi que le Qatar, souhaitent développer leur présence en Afrique, particulièrement en Afrique francophone. Ils s’intéressent à cette langue pour faciliter leurs relations avec l’Afrique francophone. L’ensemble de cette dynamique et cet écosystème de réseaux francophones des affaires nécessitent une coordination et mériteraient une promotion plus soutenue.

Mme Laurence Robert-Dehault (RN). M. le rapporteur, à l’occasion d’un colloque organisé mercredi dernier dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, à votre initiative, Jean-Luc Mélenchon a tenu des propos profondément choquants. Il a notamment appelé de ses vœux à trouver un autre mot que « langue française » pour qualifier notre langue, sous le regard acquiesçant du rapporteur.

Je rappelle que l’article 2 de notre Constitution dispose clairement que la langue de la République est le français. Jean-Luc Mélenchon termine son envolée lyrique anti-française et anti-France en faisant l’apologie explicite du grand remplacement. Avec de telles personnalités politiques en son sein, la République française n’a pas besoin d’ennemis extérieurs. Ils sont déjà nichés dans nos institutions démocratiques.

Madame la rapporteure, pouvez-vous enrichir la réponse que vous avez faite précédemment ? Comment vous positionnez-vous par rapport à cette vision de la francophonie, manifestement partagée par votre rapporteur ?

M. Aurélien Taché, rapporteur. Je répondrai brièvement, car si les désaccords peuvent s’exprimer de la manière la plus franche, qualifier un collègue parlementaire d’ennemi de la République constitue une attitude que je ne trouve pas acceptable. Je ne développerai pas davantage ma réponse, considérant la façon dont vous m’avez qualifié.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Je me suis précédemment exprimée en précisant que qualifier le français de langue créole constitue une confusion historique et linguistique. J’ai souligné que le français est une langue romane héritée du latin, à l’instar de l’italien ou de l’espagnol. Je ne partage absolument pas l’affirmation selon laquelle elle serait née d’une langue véhiculaire composée d’anglais et de langues d’Extrême-Orient. Notre langue appartient, comme le portugais également, à une famille linguistique issue d’une évolution progressive sur plus de mille ans, et non d’une transformation brutale. Je ne peux donc scientifiquement qualifier le français de langue créole, même si je ne prétends pas être une experte. J’ai naturellement approfondi ces questions après avoir pris connaissance, comme vous, des comptes rendus du colloque organisé par mon collègue.

M. le président Bruno Fuchs. Recentrons nos discussions sur le rapport lui-même.

M. Jérôme Buisson (RN). Je vous remercie pour ce rapport dont les recommandations sur le développement de nos relations avec les pays francophones, tant sur les plans économique, politique, qu’éducatif et culturel, sont parfaitement louables.

Cependant, la présentation de ce document se trouve désormais entachée par la polémique lancée par Jean-Luc Mélenchon, que vous reprenez à votre compte. Cela est regrettable, car finalement, par la faute de ceux qui ont initié cette controverse, les médias ne retiendront probablement que cet aspect du rapport.

J’aimerais partager deux réflexions. Premièrement, les langues constituent effectivement des organismes vivants qui évoluent. Vous évoquez une créolisation de la langue française, selon votre terminologie, mais au-delà de leur évolution, les langues tendent également à se différencier les unes des autres. Sans un pays référent qui influence et structure également le français, langue qui nous appartient à tous, les variantes linguistiques s’éloignent progressivement entre elles. L’histoire nous montre que des populations finissent parfois par ne plus se comprendre d’un territoire à l’autre, alors qu’elles partageaient initialement le même idiome. Il n’est donc pas déraisonnable de considérer que le français doit déterminer lui-même ses limites, mission que remplit notamment l’Académie française.

Deuxièmement, certains héritages de la période coloniale représentent parfois un atout pour les pays concernés. La France elle-même a été colonisée durant de longues périodes et conserve des influences romaines ou arabes qui constituent aujourd’hui des richesses pour notre pays.

M. Aurélien Taché, rapporteur. Je ne souhaite pas engager un débat sur les prétendus bienfaits du colonialisme, ce qui nécessiterait considérablement plus de temps. J’affirme simplement que le français appartient effectivement à tous ceux qui le parlent, donc également aux Français.

Je tiens cependant à souligner un point important : parmi tous les pays qui s’investissent aujourd’hui pour la progression de cette langue à travers le monde, ce ne sont ni les pays d’Afrique, ni la France qui déploient les efforts les plus remarquables. Je considère que le Québec, malgré sa taille modeste, consacre des ressources considérables, proportionnellement à ses capacités budgétaires et démographiques, pour que la langue française continue de se développer mondialement. Nous pouvons ainsi décentrer le débat et constater que la « mère patrie linguistique » n’est pas nécessairement la plus engagée dans ce domaine.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Je ne partage pas entièrement l’analyse de mon collègue sur ce point. Mon séjour au Canada et au Québec m’a définitivement convaincue de ne plus laisser quiconque prétendre que nous serions les mauvais élèves de la francophonie.

La réalité est que de nombreux pays reconnaissent deux langues officielles dans leur constitution, tandis que nous n’en avons qu’une seule. Nous ne craignons donc pas sa disparition, contrairement aux Québécois qui répètent constamment, et à juste titre, qu’ils constituent une goutte de francophonie dans un océan d’anglophonie – expression que nous avons dû entendre une centaine de fois quotidiennement. Je comprends parfaitement leur combat qui revêt pour eux un caractère existentiel. Notre Constitution ne reconnaissant qu’une seule langue, nous n’éprouvons pas cette inquiétude de la perdre.

J’invite vivement l’ensemble de nos collègues, y compris Jean-Luc Mélenchon, à visiter la Cité internationale de la langue française. Cette institution abrite un musée, des expositions, des résidences d’artistes, des événements linguistiques, des formations et des actions pédagogiques. Elle constitue une vitrine remarquable qui m’a personnellement beaucoup appris, notamment sur les quelque 700 à 800 mots d’origine italienne, les 400 à 700 termes provenant de l’arabe, sans compter les nombreux emprunts au russe et les termes qui évoluent sémantiquement à travers le temps. Cette visite s’avère extrêmement instructive.

Communiquons davantage sur cette Cité internationale et rappelons que la France n’est aucunement un mauvais élève. Au contraire, notre pays demeure le principal contributeur financier des institutions francophones : l’AUF regroupe 1 100 universités dans 135 pays et bénéficie d’un financement français à hauteur de 80 % ; l’Assemblée parlementaire de la francophonie reçoit également sa plus importante contribution de la France, via le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, l’Assemblée nationale et le Sénat. Cette réalité s’applique à la majorité des institutions francophones que nous finançons majoritairement.

M. le président Bruno Fuchs. Permettez-moi de désamorcer une potentielle crise diplomatique avec nos amis canadiens : le Québec ne constitue pas encore un pays à part entière, même si mon collègue l’a qualifié ainsi un peu rapidement. Parmi les dix provinces canadiennes, le Québec jouit certes de la plus grande autonomie, mais ne possède pas le statut d’État indépendant. Évitons d’ajouter une nouvelle controverse avec nos amis canadiens, nous avons suffisamment de sujets polémiques ce matin.

M. Stéphane Rambaud (RN). Le rapport présenté met en lumière une réalité préoccupante : la francophonie n’est plus perçue comme un enjeu géostratégique de premier plan pour la France, ni comme le levier économique qu’elle pourrait pourtant représenter.

Cette situation n’a rien de surprenant. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont sacrifié notre influence en validant des choix contraires aux intérêts nationaux, notamment le soutien apporté à la candidature d’une ministre rwandaise à la tête de l’OIF, alors même que le Rwanda a abandonné la langue française au profit de l’anglais.

La francophonie pourrait pourtant redevenir un puissant instrument de co-développement, particulièrement en Afrique de l’Ouest, si elle s’appuyait sur une vision politique ambitieuse, cohérente et assumée.

Ma question est donc la suivante : êtes-vous disposés à soutenir, comme le propose Marine Le Pen, la mise en œuvre d’une véritable union francophone fondée sur un partenariat équilibré, l’accès prioritaire aux universités françaises pour les étudiants des pays francophones sous condition de retour dans leurs pays d’origine, et enfin la création d’une agence francophone de l’industrialisation orientée vers les besoins des peuples plutôt que soumise aux logiques d’une technocratie mondialisée ?

M. Aurélien Taché, rapporteur. Concernant l’aspect politique de la francophonie, je partage au moins votre diagnostic. Notre rapport contient de nombreuses propositions sur ce sujet, notamment les réorganisations de pôle évoquées par Mme Lakrafi. Notre vision repose sur de grands pôles – francophonie d’éducation, francophonie scientifique, francophonie économique – permettant au secrétariat général de se recentrer sur les aspects plus politiques. Cette ambition nécessite toutefois des moyens accrus, pas uniquement français mais de l’OIF dans son ensemble, alors que les financements pour ces missions diminuent actuellement.

Quant au projet de l’union francophone que vous défendez, je ne peux me prononcer sur son contenu précis. Cependant, sur la question spécifique de la mobilité étudiante francophone, notre rapport propose effectivement la création d’un programme Senghor de la francophonie, équivalent d’un Erasmus francophone, qui favoriserait des mobilités étudiantes privilégiées. Ce programme constituerait un point d’appui majeur pour la coopération scientifique francophone que nous appelons de nos vœux.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Je partage votre constat : nous avons entendu des mots forts, importants et ambitieux de nos dirigeants à Villers-Cotterêts, mais les actes, huit mois plus tard, avec des coupes budgétaires considérables, anéantissent totalement ces ambitions. Cette incohérence constitue une erreur fondamentale.

Sur l’organisation institutionnelle, sans connaître le détail de vos propositions de nouvelles structures, j’estime que nous pouvons répondre à vos ambitions en réorganisant l’existant de manière plus efficace.

Concernant les étudiants, nous déplorons — et je l’ai exprimé aux dirigeants canadiens — que la majorité des étudiants africains francophones formés dans nos lycées français à l’étranger choisissent désormais le Canada, pays en recherche de main-d’œuvre et d’intellectuels francophones, plutôt que la France. Nous investissons des centaines de milliers d’euros dans le réseau de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger – réseau qui souffre également dans le nouveau budget – pour former des élèves qui partent finalement au Canada. J’ai d’ailleurs suggéré, avec courtoisie, aux Canadiens de nous laisser ces étudiants ou de participer au financement de l’Agence. Je regrette profondément cette perte d’attractivité française pour les étudiants étrangers, causée notamment par les difficultés de délivrance des visas qui ont terni notre image dans certains pays.

M. le président Bruno Fuchs. Je souhaite rappeler à l’ensemble de notre commission l’importance de maintenir des relations cordiales et respectueuses, même lorsque nous nous confrontons sur le fond comme c’est le cas actuellement. Préservons la qualité de nos échanges humains. Je n’adresse mon propos à personne en particulier, il s’agit d’une remarque générale à ce stade de notre réunion.

Mme Sophia Chikirou (LFI-NFP). Je respecte profondément tous mes collègues et n’ai jamais manqué de respect envers eux depuis mon élection il y a trois ans. Avec M. Herbillon, nous avons des discussions animées, mais nous nous apprécions malgré tout.

L’intervention de Mme Voynet revêt une importance particulière par son attention aux échanges universitaires et scientifiques. Elle souligne à juste titre que nos chercheurs et universitaires publient désormais en anglais pour obtenir une reconnaissance dans les classements internationaux. Cette situation pose un problème fondamental, particulièrement au moment où le gouvernement consacre 100 millions d’euros pour attirer des universitaires américains. Cette allocation ne sert ni la francophonie ni ne constitue une utilisation judicieuse des ressources publiques françaises.

Nous devons mesurer l’importance stratégique des échanges scientifiques et universitaires. La création d’un visa francophone représente une proposition essentielle. Lors de mon récent déplacement en Chine, j’ai constaté l’importance des échanges universitaires et estudiantins pour développer une connaissance mutuelle approfondie.

Sur le plan économique, la question de la langue utilisée dans la rédaction des contrats internationaux mérite notre attention. Les entreprises françaises implantées en Chine, par exemple, se heurtent à des difficultés linguistiques majeures : entre le mandarin et le français existe un gouffre que l’anglais ne comble pas adéquatement dans la rédaction contractuelle. Nous devons promouvoir le français comme langue des contrats entre entreprises, car notre langue permet une précision et une subtilité incomparables. En Afrique, sur de vastes territoires transfrontaliers, le français s’impose naturellement comme langue de communication pour le commerce et diverses activités.

Notre langue reste vivante et utile, mais nous devons éviter toute vision purement utilitariste. Adoptons plutôt une approche centrée sur les échanges humains, en nous éloignant résolument de toute posture de domination, de colonisation ou de démonstration de puissance. Pour favoriser l’adoption, l’évolution et l’enrichissement du français dans le monde, nous devons promouvoir une relation horizontale d’égalité entre tous les locuteurs. La proposition d’une Académie mondiale de la francophonie internationale s’avère excellente et mérite une mise en œuvre rapide.

M. Aurélien Taché, rapporteur. Je partage entièrement vos propos, ma chère collègue. Les coopérations scientifiques francophones produisent déjà des résultats remarquables. Prenons l’exemple des premières classes préparatoires aux grandes écoles implantées à Thiès au Sénégal. Cette coopération tripartite entre la France, la Tunisie – très engagée dans ce projet – et le Sénégal permet à des élèves de passer leurs épreuves pour l’École polytechnique ou l’École des mines directement depuis ces classes préparatoires sénégalaises. Ces initiatives exceptionnelles demeurent malheureusement méconnues.

Nous devons effectivement investir massivement dans la francophonie scientifique. Notre rapport contient de nombreuses propositions en ce sens, identifiant des domaines stratégiques comme la mer ou l’espace, où nous pourrions développer de grandes universités francophones. Cela nécessite des moyens conséquents plutôt que de consacrer l’intégralité des ressources aux universitaires américains.

M. Guillaume Bigot (RN). Madame Chikirou, vous avez interpellé notre groupe sur ce sujet, mais je crois que vous avez mal compris nos propos. Il n’était absolument pas question de domination, mais plutôt de réintroduire une relation gagnant-gagnant, un principe de réciprocité dans lequel notre pays trouve également son intérêt. Notre objectif est de rompre avec ce discours permanent d’auto-flagellation et cette tendance à fermer les yeux sur certaines réalités.

Sur la question juridique, je rejoins parfaitement vos arguments que je trouve particulièrement pertinents. Le droit français a été importé par la Chine, notamment le droit administratif et est un droit de tradition latine aux contours précis. En comparaison, le droit anglo-saxon donne véritablement l’impression d’un système immature, contraignant à développer constamment une jurisprudence onéreuse. Si les États-Unis, par leur puissance, voient leur système juridique imité, celui-ci demeure fondamentalement confus, alors que le droit français des affaires, comme notre droit administratif, offre un cadre structuré qui serait particulièrement utile dans ce contexte.

Je considère par ailleurs qu’il faut cesser cette auto-flagellation permanente, même si nous ne siégeons pas en commission des affaires éducatives ou des affaires étrangères. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) méritent d’être défendus, car dans toutes les disciplines scientifiques, de l’économie à la médecine, nous constatons une dévalorisation systématique de nos institutions. Cette situation s’explique notamment par la domination des publications américaines, dont la pertinence a d’ailleurs été questionnée durant la crise de la covid. Les nations assumées comme la Chine ou l’Inde ne s’auto-dévalorisent pas constamment. Nous évoluons malheureusement dans un environnement européen excessivement critique envers lui-même, amplifié par une mondialisation à dominante américaine qui encourage cette auto-dépréciation. Il est impératif d’en sortir pour développer une francophonie fondée sur l’égalité.

M. Jean-Louis Roumégas (EcoS). Je souhaite partager une réflexion sur ce débat fondamental. Je m’interroge particulièrement sur l’idée de créer une académie internationale de la francophonie, qui me semble contradictoire avec le principe d’horizontalité que nous défendons. Une langue est un organisme vivant qu’il convient de laisser évoluer naturellement. Une académie a vocation à normaliser, or je considère qu’il n’existe pas un français unique, mais des français multiples qui constituent précisément la richesse de la francophonie. Le québécois, le français de Belgique, le français de Suisse possèdent leurs particularités qui enrichissent notre espace linguistique commun. Cette diversité représente une véritable force. L’harmonisation s’opère naturellement par la lecture des auteurs francophones de différentes origines. Je refuse cette approche normative qui pourrait s’apparenter à une nouvelle forme de colonialisme culturel. Laissons le français s’épanouir dans sa diversité mondiale et favorisons les échanges. La France doit simplement se montrer accueillante envers les francophones, car c’est le produit de notre histoire commune et notre principal atout si nous savons cultiver cette ouverture.

M. Frédéric Petit (Dem). Je souhaite ajouter une remarque concernant les projets existants, rejoignant ainsi les propos d’Amélia Lakrafi sur la nécessité de revitaliser et réorganiser l’existant plutôt que de créer de nouvelles institutions. Il existe déjà un remarquable dictionnaire francophone qui fonctionne parfaitement et qui recense l’ensemble des expressions francophones, incluant le créole et d’autres variantes. Je vous invite vivement à le consulter, c’est un outil absolument extraordinaire. Sans pouvoir préciser l’organisme qui le développe, je partage largement la vision que vient d’exprimer mon collègue Roumégas.

M. le président Bruno Fuchs. Je souhaite inviter nos deux rapporteurs à conclure, notamment sur leurs propositions, et peut-être à partager leur sentiment personnel sur nos échanges. Nous avons exploré les multiples dimensions de la francophonie, mais la question fondamentale demeure : qu’offre concrètement la francophonie au XXIe siècle à plusieurs millions de jeunes ? Quelle est l’identité contemporaine de la francophonie ? Notre impression est qu’elle vit encore largement de son héritage historique et linguistique.

Par ailleurs, avec l’essor des questions de gouvernance démocratique et de droits humains, une réflexion approfondie s’impose pour déterminer comment la francophonie peut demeurer attractive et utile au monde. Dans un environnement international profondément dérégulé, marqué par des violations récurrentes du droit international, l’espace francophone pourrait incarner un modèle de multilatéralisme, de respect du droit, de défense des libertés publiques et de promotion de la paix. C’est précisément cet espace que nous devons consolider et développer. Malheureusement, les réductions budgétaires et les constats de ce rapport démontrent que cette dimension essentielle n’est pas suffisamment valorisée, alors qu’elle est fondamentale pour le modèle de société que nous proposons à nos concitoyens.

Je vous laisse maintenant chacun un mot de conclusion.

M. Aurélien Taché, rapporteur. Je tiens à vous remercier pour ces échanges qui, malgré leur vivacité occasionnelle, se sont révélés passionnants. L’un de nos objectifs partagés avec Amélia consistait précisément à revitaliser ce sujet, à le réintégrer dans le débat politique contemporain. Je crois que, de ce point de vue, l’exercice est pleinement réussi. Je vous remercie également pour vos encouragements sur la qualité de notre rapport et me réjouis du travail accompli.

Nous comptons désormais sur notre président pour convaincre le ministre des affaires étrangères, dès demain matin, de défendre fermement les budgets alloués à la francophonie, car cette question sera déterminante pour l’avenir du projet francophone.

Mme Amélia Lakrafi, rapporteure. Je vous remercie sincèrement, chers collègues. Je craignais une participation limitée, la francophonie pouvant parfois sembler un concept abstrait suscitant moins d’intérêt parmi nos collègues français. Pour moi, la francophonie représente avant tout une famille. On peut en hériter naturellement ou la rejoindre par passion et curiosité. Comme dans toute famille, les désaccords et les réconciliations se succèdent, mais la solidarité s’exprime toujours face aux difficultés.

La mobilité constitue également une dimension essentielle : pouvoir étudier au lycée français de Dakar, effectuer un stage à Rabat, obtenir un premier emploi à Kinshasa ou participer à une résidence d’artistes à Paris. La francophonie incarne donc simultanément une famille, un espace de mobilité et une source d’espoir pour de nombreux jeunes, particulièrement en Afrique. Les projections indiquent qu’en 2030, plus de 70 % des francophones seront africains. Nous devons par conséquent faire preuve de dynamisme pour apporter espoir et connaissance à cette jeunesse.

M. le président Bruno Fuchs. Je remercie et félicite les rapporteurs pour la qualité de leur rapport.

Conformément à l’article 145 du Règlement de l’Assemblée nationale, à l’issue des échanges, la commission autorise la publication du rapport d’information qui lui a été présenté.

— 1 —

Annexe : liste des personnes auditionnées ou rencontrées par les rapporteurs

À Paris

● Accueil à l’Assemblée nationale de M. Jean-François Roberge, ministre de la langue française du Québec, accompagné de Mme Dominique Malak, sous-ministre adjointe, M. Denis Simard, directeur de cabinet, M. Thomas Verville, directeur des communications, M. Maxime Vezina, conseiller aux affaires politiques et à la coopération de la délégation générale du Québec à Paris, M. Maxime Lonlas, attaché aux affaires politiques de la délégation générale du Québec à Paris

● Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF)

— M. Paul De Sinety, délégué général ;

— M. Paul Petit, délégué général adjoint ;

— Mme Mélissa Fort, cheffe de mission pour l’emploi et la diffusion de la langue française.

● TV5 Monde

— M. Yves Bigot, directeur général ;

— M. Thomas Derobe, secrétaire général ;

— M. Ivan Kabacoff, présentateur de l’émission « Destination francophonie » et responsable des relations institutionnelles avec la francophonie.

● Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

— M. Christophe Gigaudaut, délégué aux affaires francophones au sein de la direction des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’homme et de la francophonie, Mme Florence Geoffroy, rédactrice à la délégation, M. François Pravongviengkham, rédacteur à la délégation ;

— M. Matthieu Peyraud, directeur de la diplomatie d’influence au sein de la direction générale de la mondialisation, Mme Clarisse Girardin, sous directrice pour la langue française et l’éducation, Mme Clémentine Gilard, rédactrice.

● Participation de la rapporteure Amélia Lakrafi à la deuxième édition des Rendez-vous francophones du Palais Bourbon de l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL) :

— M. Jacques Godfrain, ancien ministre, président de l’AFAL ;

— M. Jacques Toubon, ancien ministre ;

— M. Jacques Legendre, membre honoraire du Parlement, ancien secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) ;

— M. Emmanuel Maury, ancien secrétaire général administratif de l’APF ;

— M. Jacques Rancourt, linguiste ;

— Maître Jean-Claude Amboise, avocat ;

— M. Olivier Gohin, professeur émérite de droit public.

● Fondation des Alliances françaises

— M. Yves Bigot, président ;

— M. Marc Cerdan, secrétaire général.

● M. Benjamin Boutin, maître de conférences associé à Institut international de la francophonie (2IF) de l’université de Lyon, fondateur de l’ONG Francophonie sans frontières, directeur de l’association nationale France-Canada

● M. Christian Lequesne, professeur de sciences politiques à Sciences-po, ancien directeur du Centre de recherches internationales (CERI) CNRS – Sciences-po

● Fédération internationale des professeurs de français (FIPF)

— Mme Cynthia Eid, présidente ;

— M. Diego Fonseca Dos Santos, secrétaire général.

● Campus France

— M. Thierry Valentin, directeur général adjoint ;

— Mme Roxane Lundy, chargée de mission à la direction générale.

● Organisation internationale de la francophonie (OIF)

— SE Mme Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la francophonie ;

— M. Hervé Barraquand, directeur du cabinet de la secrétaire générale ;

— Mme Caroline St-Hilaire, administratrice de l’OIF ;

— M. Alain Nogc Pham, chef du bureau de l’administratrice.

● Institut français

— Mme Eva Nguyen Binh, présidente, directrice générale.

● Agence universitaire de la francophonie (AUF)

— M. Slim Khalbous, recteur ;

— Mme Marielle Payaud, cheffe de cabinet.

● M. Amin Maalouf, secrétaire perpétuel de l’Académie française

● M. François Vandeville, secrétaire général du XIXe sommet de la francophonie au ministère de l’Europe et des affaires étrangères, M. Anthony Chaumuzeau, secrétaire général adjoint, Mme Valérie Senghor, secrétaire générale adjointe culture et commissaire du festival du sommet de la francophonie

● M. Pouria Amirshahi, directeur du Campus francophone en Seine-Saint-Denis, ancien député, rapporteur de la mission d’information de la commission des affaires étrangères sur « La francophonie : action culturelle, éducative et économique » (2014), Mme Bamby Camara, chargée de mission au Campus francophone en Seine-Saint-Denis

● M. Frédéric Turpin, historien, titulaire de la Chaire Senghor de la francophonie de l’université Savoie Mont Blanc, auteur de La France et la francophonie politique. Un ralliement difficile

● Assemblée parlementaire de la francophonie (APF)

— M. Bruno Fuchs, délégué général ;

— M. Damien Cesselin, secrétaire général.

● Agence française de développement

— M. Philippe Orliange, directeur en charge des géographies ;

— Mme Safia Ibrahim-Netter, directrice de l’AFD en RDC, en charge d’une mission auprès de la direction générale sur l’aide publique au développement et la francophonie, en vue du XIXe sommet de la francophonie ;

— Mme Laura Collin, chargée de mission.

● Table ronde sur la francophonie économique

— M. Geoffroy Roux de Bézieux, président de l’Alliance des patronats francophones ;

— M. Stéphane Tiki, directeur du Développement et porte-parole du Groupement du patronat francophone (GPF) ;

— M. Jacques Krabal, ancien secrétaire général parlementaire de l’APF, chargé des relations avec les organisations francophones au sein du GPF.

● Organisation par le rapporteur Aurélien Taché, à l’Assemblée nationale, du colloque « Francophonie et Ponts diasporiques : diplomatie et voix locales »

— SE M. Mohamed Yahya Teiss, ambassadeur de Mauritanie en France ;

— M. Pouria Amirshahi, directeur du Campus francophone en Seine-Saint-Denis ;

— Mme Khadidja Mahecord Diouf, maire de la commune de Golf Sud au Sénégal ;

— Mme Sokona Niakhate, maire adjointe de Fontenay-sous-Bois, conseillère départementale du Val-de-Marne, ancienne présidente de la Coordination des élus français d’origine malienne ;

— M. Rudy Kasi Matsika, délégué général de l’Association des élus de France (AEF) ;

— Mme Marie Noëlle Wernert, association Petite mère, membre de l’organisation des femmes africaines de la Diaspora ;

— Mme Ysé Auque-Pallez, doctorante en science politique, laboratoire Les Afriques dans le Monde, université de Bordeaux - Sciences Po Bordeaux.

● Table-ronde sur la francophonie et les collectivités territoriales

— Association internationale des maires francophones (AIMF), M. Pierre Baillet, secrétaire permanent ;

— Association internationale des Régions francophones (AIRF), M. Ivan Dedessus-Le-Moustier, directeur, M. Bruno Chiaverini, directeur des relations internationales de la région Auvergne-Rhône-Alpes, délégué général bénévole de l’AIRF ;

— Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DCTCIV) : M. Frédéric Cholé, délégué général, M. Denis Barbet, délégué général adjoint.

● M. Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française

● France Médias Monde

— Mme Marie-Christine Saragosse, présidente directrice générale ;

— Mme Cécile Mégie, directrice des stratégies et coopérations éditoriales transverses ;

— M. Thomas Legrand-Hedel, directeur de la communication, des relations institutionnelles et de la RSE.

● Mme Niagalé Bagayoko, présidente de l’African Security Sector Network (ASSN), ancienne responsable du programme « Maintien et consolidation de la paix » de l’OIF (2010-2015)

● M. Jacques Attali, auteur en 2014 du rapport au président de la République La francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable

● M. Pascal Sawa, président de la commission des relations extérieures du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, président du réseau des jeunes parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la francophonie

● Mme Huguette Bello, présidente de la région La Réunion, M. Idriss Omarjee, directeur de cabinet

● M. Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, de l’attractivité, de la francophonie et des Français de l’étranger, Mme Anna Martins, directrice adjointe de cabinet, M. Redouane Ouraou, conseiller parlementaire, Mme Béatrice Le Fraper du Hellen, directrice des Nations unies et des organisations internationales, M. Aurélien Del Fiol, adjoint du délégué des affaires francophones

● M. Thierry Beaudet, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et président de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophone (UCESIF), Mme Stéphanie Véron, directrice des relations européennes et internationales du CESE, secrétaire générale de l’UCESIF

Déplacement au Canada et au Québec

À Ottawa

● Ambassade de France

— M. Frank Marchetti, ministre-conseiller, chargé d’affaires ;

— Mme Charlotte Montel, conseillère de coopération et d’action culturelle ;

— M. Ronan Parent, conseiller politique ;

— M. Jean-François Doulet, attaché de coopération scientifique et universitaire ;

— M. Frédéric Chambon, attaché de coopération audiovisuelle ;

— M. Vincent Bonnefille, proviseur du lycée Claudel, école française internationale d’Ottawa.

● Patrimoine canadien – Ministère canadien en charge de la culture

— Mme Isabelle Mondou, sous-ministre du Patrimoine canadien ;

— M. Daniel Dendooven, sous-ministre adjoint, politique stratégique, planification et affaires ministérielles ;

— M. Blair McMurren, directeur général, politiques stratégiques et affaires internationales ;

— Mme Sarah Boily, directrice générale, langues officielles ;

— M. Michel Sabbagh, directeur général audiovisuel ;

— M. Jocelyn Girard, directeur audiovisuel ;

— M. Ramzi Saad, directeur général, industries créatives et commerce ;

— Mme Manon Allie, cheffe de mission Équipe Canada, IXes Jeux de la francophonie.

● Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada

— M. Alain Desruisseaux, directeur général de l’immigration francophone ;

— M. Yves Saint-Germain, directeur de l’immigration francophone.

● Affaires mondiales Canada – Ministère canadien en charge des affaires étrangères

— M. Sébastien Carrière, directeur du protocole et sherpa du premier ministre pour la francophonie ;

— M. Louis-Philippe Sylvestre, directeur adjoint francophonie ;

— M. Jean-Philippe Tachdjian, directeur exécutif de l’éducation internationale (EduCanada) ;

— Mme Nathalie Dubé, directrice générale Investissements, innovation et éducation.

● Personnalités politiques

— M. Francis Drouin, député à la Chambre des communes, président de la section canadienne de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) et président de l’APF ;

— L’honorable Mona Fortier, C.P., députée à la Chambre des communes ;

— L’honorable René Cormier, sénateur ;

— Mme Madeleine Meilleur, ancienne ministre de l’Ontario ;

— Mme Lucille Collard, assemblée législative de l’Ontario (Ottawa-Vanier) ;

— Mme Kanouté Sira.

● Groupe des ambassadeurs francophones au Canada

— M. Olaf Kjelsen, ambassadeur de Suisse ;

— Mme Souriya Otmani, ambassadrice du Maroc ;

— M. Bafétigué Ouattara, ambassadeur de Côte d’Ivoire ;

— M. Arnaud Gaspart, ministre-conseiller de l’ambassade de Belgique.

● Associations de la société civile de défense de la francophonie minoritaire

— M. Alain Dupuis, directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) ;

— Mme Aurélie Marie, responsable du développement de Réseau Ontario ;

— M. Marcel Morin, directeur de la Maison de la francophonie ;

— Mme Lynn Brouillette, PDG, Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) ;

— Mme Valérie Morand, directrice générale, Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF).

● M. Yves-Gérard Mehou-Loko, secrétaire général de la commission canadienne pour l’UNESCO

À Québec

● Consulat général de France

— M. Eric Lamouroux, consul général de France ;

— M. Guillaume Courty, attaché politique et de coopération ;

● Ministère des relations internationales et de la francophonie (MRIF)

— Mme Hélène Drainville, sous-ministre en charge de l’Afrique, de la francophonie et des affaires multilatérales ;

— M. Patrice Bachand, directeur francophonie et solidarité internationale ;

— M. Bernard Denault, directeur Europe, Indo-Pacifique et affaires institutionnelles.

● M. Michel Robitaille, président du conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques, ancien délégué général du Québec à Paris

● Mme Sophie d’Amours, rectrice de l’université Laval

● Mme Dominique Malack, sous-ministre adjointe au ministère de la langue française

● M. Richard Marcoux, directeur de l’observatoire démographique et statistique de l’espace francophone

● M. Martin Pâquet, professeur à l’université de Laval, titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord

● M. Benoît Dubreuil, commissaire à la langue française, Mme Stéphanie Cashman-Pelletier, commissaire adjointe

● M. Clément Duhaine, ancien administrateur de l’organisation internationale de la francophonie, ancien délégué général du Québec à Paris, chargé d’une mission sur la place de la langue française dans l’environnement numérique, conseiller à l’observatoire de la francophonie économique

● Mme Cécile Martin-Phipps, directrice de l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD)

À Montréal

● Consulat général de France

— Mme Marie Lapierre, consule générale de France ;

— M. Frédéric Rebet, attaché culturel ;

— Mme Havanna Lagarde, chargée de mission Campus France.

● M. Jean-François Roberge, ministre de la langue française

● Ministère de l’immigration, de la francisation et de l’intégration

— Mme Sophie Rioux, directrice générale des politiques et programmes en francisation ;

— Mme Alexandra Saucan, conseillère experte contrôle qualité ;

— Mme Gaël Bichotte, conseillère en affaires internationales ;

● Établissements de l’enseignement français à l’étranger

— M. Bernard Luyckx, proviseur du collège international Marie de France ;

— M. Thomas Saène, proviseur du collège Stanislas.

● Alliance française de Montréal : M. Martin Brazeau, membre du conseil d’administration, trésorier, M. Christophe Brayet, directeur général

● Conseil du patronat du Québec : M. Karl Blackburn, président, Mme Arielle Mathieu, directrice affaires publiques et relations gouvernementales

● M. Guilhem Caillard, directeur général du festival de films francophones Cinemania

● Mme Sophie Montreuil, directrice générale de l’ACFAS, association de promotion de l’activité scientifique en français

● M. Vincent Larivière, chercheur à l’université de Montréal, spécialiste de la science en français, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

● Université du Québec à Montréal (UQAM)

— M. Christian Agbobli, vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion ;

— M. Neko Linkogo, directeur du service des relations internationales.

Déplacement à Bruxelles

● Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne

— M. Philippe Léglise-Costa, ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne ;

— Mme Natacha Ficarelli, conseillère Présence française dans les institutions européennes.

● M. Mamadou Bamba Hanne, ambassadeur, représentant de l’Organisation internationale de la francophonie auprès de l’Union européenne

● Commission européenne

Secrétariat général :

— M. Enrico Forti, directeur chargé des relations avec les autres institutions ;

— Mme Dorthe Christensen, cheffe d’unité chargée des affaires institutionnelles.

Direction générale de la traduction :

— Mme Valeria Darò, directrice générale adjointe.

Direction générale de l’éducation, de la jeunesse, du sport et de la culture :

— Mme Géraldine Libreau, unité multilinguisme.

Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (CONNECT)

— M. Philippe Gelin, chef de secteur, unité multilinguisme.

Déplacement au Maroc

À Rabat

● SE M. Christophe Lecourtier, ambassadeur de France

— Mme Quiterie Pincent, directrice de l’AFD au Maroc ;

— Mme Inna Pouant, conseillère de coopération et d’action culturelle adjointe ;

— Mme Lucile Bruand, attachée de coopération éducative ;

— M. Gérald Brun, attaché de coopération scientifique et universitaire ;

— M. Guillaume Marceny, directeur de Campus France ;

— Mme Noémie Attia, conseillère presse et politique intérieure ;

— M. Vincent Roué, chef de la mission de coopération de défense.

● Mme Nadia El Hnot, directrice de la coopération et de l’action culturelle au ministère des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains de l’étranger

● M. Marwane Fachane, directeur de la Fondation Hiba

● M. Driss Khrouz, économiste, ancien directeur de la Bibliothèque nationale

● Agence universitaire de la francophonie - Académie internationale de la francophonie scientifique

— M. Adel Jarboui, directeur ;

— Mme Hélène Dejoux, secrétaire générale.

● Université Mohamed V, Rabat

— M. Ismaïl Kassou, vice-président ;

— M. Bouchaïb Bounabat, conseiller aux affaires internationales.

À Casablanca

● Institut français de Casablanca

— M. Gaëtan Pellan, directeur ;

— M. Yann Bouclet, attaché de coopération pour le français zone sud ;

— Mme Jalila El Baraka, responsable du centre de langue.

● Participation à la « Glissa culturelle » de l’Institut français

— Mme Danielle Pailler, experte internationale en développement culturel, ancienne directrice Maghreb de l’AUF ;

— Mme Angeline Dangelser, styliste, collectif Label Oued ;

— M. Dan Bengio, entrepreneur, fondateur du Bar à textiles.

● Mme Kenza Sefrioui, directrice des éditions En toutes lettres

● M. Jean-Charles Damblin, directeur de la Chambre française de commerce et d’Industrie du Maroc

● Consulat général de France

— Mme Nathalie Soirat, consule générale adjointe ;

— Mme Natacha Paulin, cheffe du service social ;

— M. Vincent Corbeau, chef du service des visas.

● Conseillers des Français de l’étranger

— M. Gilles Dagescy, président du Conseil consulaire ;

— M. Abdelghani Youmni;

— M. Mohamed Oulkhouir;

— M. El Mehdi Reddad.

● M. Abdelmoumen Talib, directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Casablanca-Settat

● Groupe parlementaire de la Confédération des entreprises du Maroc

— M. Youssef Alaoui, président ;

— Mme Naila Tazi, présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Conseillers ;

— M. Mohamed Reda Lahmini, présidente de la commission des finances de la Chambre des Conseillers.

● École centrale de Casablanca

— M. Hervé Martinez, directeur de la recherche et de l’innovation ;

— Mme Emmanuelle Armandon, directrice du cabinet de la direction générale.

Déplacement en République démocratique du Congo

● Ambassade de France

— SE M. Bruno Aubert, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en République démocratique du Congo ;

— M. Richard Mouthuy, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français en RDC ;

— Mme Françoise Balais, directrice déléguée de l’Institut français, antenne de Kinshasa ;

— Mme Laurence Parry, attachée de coopération pour le français ;

— Mme Justine Martin, attachée de coopération scientifique et universitaire ;

— Mme Elissa Blin, attachée de coopération environnement et humanitaire.

● Participation au Conseil local de développement réuni par l’ambassadeur par application de la loi du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales

— Mme Sophie Rech, directrice adjointe de l’AFD en RDC ;

— M. Nicolas Berlanga-Martinez, ambassadeur de l’Union européenne auprès de la RDC ;

— M. Gilles Chaumentin, conseiller régional santé ;

— M. Emmanuel Vaslin, expert technique international (ETI) Éducation ;

— Mme Gaelle Ollivier Gouagna, ETI Santé ;

— M. Mathieu Insa, ETI Industries culturelles et créatives - Kobo Hub ;

— M. Louis-Odilon Alaguillaume, directeur général adjoint de la Sofibanque au Congo, président du Conseil de gestion du lycée français René Descartes à Kinshasa ;

— Mme Sophia Gerdes, coordinatrice terrain Action contre la faim ;

— M. Thierry Bakuatshilela Katufu, coordonnateur de l’Initiative Construire ensemble (ICE) ;

— Mme Géraldine Tobe, artiste.

● Responsables du gouvernement de la RDC

— Mme Bestine Kazadi, représentante spéciale du chef de l’État pour la francophonie ;

— M. Patrick Muyaya, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement ;

— M. Crispin Mbadu Phanzu, vice-ministre au ministère des affaires étrangères et francophonie ;

— M. Ma-Umba Mabiala, délégué général à la francophonie.

● Personnalités politiques à Kinshasa

— Mme Geneviève Inagosi Kasongo, députée, ancienne ministre du genre, famille et enfants ;

— M. Didier Mumengi, sénateur ;

— M. Christophe Boulou Bobutu, député ;

— Mme Christelle Vuanga Mukongo, députée, présidente de la commission genre, famille et enfants ;

— M. Justin Kiela Ngoie, président du parti Vent d’avenir ;

— Maître Tshiyaya Kasongo, avocat, ancien membre du cabinet de la présidence du Sénat.

● M. Rachid Agassim, ambassadeur du Maroc, président du groupe des ambassadeurs francophones en RDC

● Rencontre avec les associations de la société civile

— M. Gédéon Chomba, président de francophonie sans frontières ;

— M. Ben Ndjate et Mme Tracy Ntumba Busanga, membres de l’Initiative Construire ensemble (ICE) ;

— M. Joseph Sony, secrétaire général du Centre Europe de Kinshasa ;

— M. Christian Mugushio, président de Débatteurs sans frontières ;

— Mme Spéra Mpembele, président de Jeunesse francophone congolaise ;

— M. Christian Lombe, club des étudiants francophones.

● Professionnels de l’enseignement du français et en français

— M. Jean Pierre Tshimenu, association des didacticiens de français, Représentant FIPF en RDC ;

— M. Guillaume Korogo, directeur des programmes scolaires et matériel didactique du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) ;

— M. Chance Kuzitela, responsable du programme ELAN à la direction des programmes scolaires et matériel didactique du ministère de l’EPST ;

— M. Gratien Mundia, responsable de l’AUF en RDC ;

— M. Jean Bosco Puna, président du Réseau des enseignants de français (RENAPEF) ;

— M. Camille Sesep N’sial, enseignant chercheur à l’université de Kinshasa (UNIKIN) ;

— Mme Darole Masevosi, enseignante de physique à l’UNIKIN ;

— Mme Aurélie Pupupe, vice-présidente de l’Union de la presse francophone ;

— M. Ali Mukiapini, enseignant de français, école Sainte-Christine ;

— M. Jean Bryan Kasangana, enseignant ;

— M. Richard Ali A Mutu K, membre de l’Union des écrivains du Congo, responsable de la bibliothèque de la délégation générale Wallonie-Bruxelles en RDC ;

— M. Patrick Kitenge, association des jeunes écrivains du Congo ;

— M. Dan Kabongo Kandolo, enseignant à l’Institut français.

● Francophonie des affaires

— Mme Eliane Munkeni Kiekie, vice-présidente nationale de la Fédération des entreprises du Congo ;

— M. Bertrand Bisengimana, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise ;

— Mme Gloria Fataki, entrepreneuse.

Déplacement en République du Congo

● Ambassade de France

— SE Mme Claire Bodonyi, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire en République du Congo ;

— M. Louis Berthelot, premier conseiller ;

— M. Xavier Sauzade, conseiller Politique ;

— M. Lionel Vignacq, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français du Congo Brazzaville ;

— M. Guillaume Prevost, conseiller économique ;

— Mme Marie Dubuffet, directrice-adjointe de l’AFD ;

— Col. Yannick Agazzini, attaché de défense et chef de la mission de coopération ;

— M. Philippe Ducornet, chef de section consulaire ;

— Mme Mervé Yollu, chargée de mission presse et communication ;

— M. Tristan Thomas, attaché humanitaire et chargé de mission société civile ;

● M. René Marini, conseiller consulaire

● Ministère des affaires étrangères, de la francophonie et des Congolais de l’étranger

— Mme Mélaine Auestie Nstanjazy, secrétaire générale adjointe en charge des affaires multilatérales et de la francophonie ;

— M. Juscard Stevie Nganfina, directeur de la francophonie.

● M. Bernard Mbemba, conseiller diplomatique du Président de l’Assemblée nationale

● Rencontre avec des membres du groupement des ambassadeurs francophones à Brazzaville

— SE M. Azeddine Riache, ambassadeur d’Algérie ;

— SE M. René Makongo, ambassadeur du Gabon ;

— SE M. Sidi Ould El Ghodhy, ambassadeur de Mauritanie ;

— SE M. Abou Lo, ambassadeur du Sénégal ;

— SE M. Justin Inzun Kakiak, ambassadeur de RDC ;

— SE M. Mbaidickoye Sommel Yabao, ambassadeur du Tchad ;

— M. Michel Djimbou Djomeni, chargé d’affaires a.i. ambassade du Cameroun ;

— M. Ahmmed Agargi, chargé d’affaires e.p. ambassade du Maroc ;

— M. Elie Idriss Kongbo, chargé d’affaires a.i. ambassade de Centrafrique.

● Rencontre de responsables d’ONG françaises et congolaises

— Mme Chloé Queudray, cheffe de projet Relieff Hub, Institut européen de coopération et de développement (IECD), Mme Cynthia Ndalla, association Congo Entreprises Développement, partenaire local de l’IECD ;

— Mme Marguerite Berra, chargée de mission de l’association Au service de la vie ;

— M. Stève Moukendi, directeur pays du GRET au Congo et Mme Fleuriane Panghoud Malonda, cheffe de projet.

● Rencontre de personnalités de la société civile membres du cercle de Montpellier

— M. Suspense Ifo, chercheur à l’Université Marien Ngouabi spécialisé dans le domaine des Tourbières ;

— M. Florian Koulimaya, président de l’association Les Jeunes Cadres ;

— Mme Vanessa Metou, fondatrice de l’ONG LONA ;

— M. Dexter Omono, fondateur de l’incubateur d’entreprises Kosala ;

— M. Prince Youlou, PDG de la start-up Niochi et président de l’association Fongwana.

● Mme Berton Yolande Ofouémé, vice-présidente de l’université Marien Ngouabi

● Professeur Edouard Ngamountsika, responsable du Bureau national AUF– Congo

● Mme Fatoumata Barry Marega, représentante UNESCO au Congo

Déplacement au Sénégal

● Ambassade de France

— SE Mme Christine Fages, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire au Sénégal ;

— M. Florian Blazy, premier conseiller ;

— Mme Djanamé Daubelcour, conseillère « politique intérieure, presse et communication » ;

— Mme Sophie Goudiaby, cheffe de cabinet ;

— M. Laurent Viguié, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français du Sénégal (IFS) ;

— M. Samuel Gourgon, conseiller adjoint de coopération ;

— M. Chandra Maisonnier, directeur du centre de langues de l’Institut français du Sénégal et attaché de coopération « Francophonie » ;

— Mme Carole Blaszczyk, attachée de coopération éducative.

Agence française de développement (AFD)

— M. Mihoub Mezouaghi, directeur de l’AFD au Sénégal ;

— Mme Perrine Giraud, directrice adjointe de l’AFD ;

— M. Antoine Belosselsky, responsable du pôle Développement humain et gouvernance.

● Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) : M. Stephane Darmas, directeur de l’OFII à Dakar

● SE Mme Yassine Fall, ministre l’intégration africaine et des affaires étrangères (MIAAE)

— M. Maguèye Touré, directeur de la francophonie au MIAAE.

● M. Alioune Sall, ministre de la communication, des télécommunications et du numérique

● M. Mohamed Karim Halim, chef de mission adjoint de l’ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal

● Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES)

— Mme Louisette-Renée Thobi Etame Ndedi, secrétaire générale ;

— M. Olivier Serot-Almeras, conseiller enjeux stratégiques.

● Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la francophonie (CONFEMEN)

— M. Abdel Rahamane Baba-Moussa, secrétaire général.

● Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF)

— Mme Mona Laroussi, directrice.

● Rencontre avec des volontaires de réciprocité sénégalais : M. Moussa Bah, représentant national de France Volontaires ; Mme Fatou Ndiaye Diop, chargée d’appui au développement des volontariats ; Mme Lisa Reboud, chargée de mission « société civile et volontariat » du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France ;

● Visite des locaux de la rédaction Mandenkan / fulfulde de Radio France international (RFI) à Dakar et échanges avec l’équipe de rédaction

— M. Jean-Pierre Monzat, coordinateur de la rédaction ;

— Mme Léa-Lisa Westerhoff, envoyée spéciale permanente au Sénégal de RFI ;

— M. Clément Bonnerot, correspondant de TV5 Monde ;

— Mme Séraphine Angoula, attachée régionale audiovisuel du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France.

● Rencontre d’acteurs culturels sénégalais

— M. Pathé Dieye, auteur, slameur, contributeur du Think Tank Wathi ;

— M. Ousmane Faye, président de l’association des diffuseurs et festivals du Sénégal ;

— M. Djibril Thiam, directeur de « Le Régal Culturel » ;

— Mme Nogaye Diop, responsable « Savoirs et idées » de l’IFS.

● Visite de l’École franco-sénégalaise de Dial Diop

— Mme Cécile Chauvel, directrice.

● Rencontre des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)

— M. Franck Monpaté, directeur général d’Eiffage Sénégal ;

— M. Bruno Paret, directeur général de Senemeca ;

— M. Thibaud de Lardemelle, responsable Sénégal de CMA-CGM ;

— M. Frédéric Bardenet, vice-président de la commission Afrique et océan Indien du CCEF ;

— M. Gérald Petit, directeur Business France Sénégal ;

— M. Marc Legouy, chef du service économique de l’ambassade de France ;

— M. Thomas Pauly, adjoint au Chef du service économique.

● Rencontre d’alumnis de l’enseignement supérieur français

— M. Ibrahima Sarr, président de l’association des alumni sénégalais du Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI), directeur général de la société minière de la vallée du fleuve Sénégal (SOMIVA), ancien ministre du budget ;

— M. Habib Mbaye, président de l’Association des alumni HEC-Paris au Sénégal ;

— Mme Kamina Diallo, chargée de mission Afrique de l’Ouest de la direction des affaires internationales de Sciences-po ;

— M. Abdoulaye Gueye, président de l’association sénégalaise des anciens élèves et auditeurs de l’Ecole nationale d’administration et de l’Institut national du Service public de France (ASENA-ISNP) ;

— M. Mohamed Ndiaye, présidence de l’association des anciens de polytechnique « ambassade AX » à Dakar, co-directeur de la Delivery unit de l’Institut Pasteur à Dakar ;

— M. Moncef Meddeb, attaché de coopération scientifique et universitaire de l’ambassade de France.

● Visite des classes préparatoires aux grandes écoles de Thiès

— M. le professeur Magaye Diop, directeur.

● Institut français de Saint-Louis

— Mme Isabelle Boiro-Gruet, directrice déléguée de l’Institut français de Saint-Louis ;

— M. Victor Faye, responsable de la Villa Ndar ;

— Rencontre avec les équipes des pôles « Centre de langues », « Médiathèque/Débat d’idées » et « Communication ».

● Université Gaston-Berger de Saint-Louis

— Visite du département de français et rencontre avec son directeur, M. Abdoulaye Wilane, et les enseignants ;

— Visite de l’unité de formation et de recherche « Culture-Arts-Religions-Communication » et rencontre avec son directeur, M. Ibrahima Sarr, et les enseignants ;

— M. Abdoulaye Wade, inspecteur d’académie ;

— M. Saïd Ba, professeur de français et dramaturge.

([1]) « La francophonie selon Onésime Reclus (1883) », Revue internationale des francophonies 11 | 2023.(lien)

([2]) Assemblée nationale. 17e législature. Session ordinaire 2024-205, commission des affaires étrangères, compte rendu n° 2. 2 octobre 2024. 18.p. (lien)

([3]) Organisation internationale de la francophonie. La langue française dans le monde 2022. p. 21.

([4]) ODSEF, Université Laval - Francoscope.(lien).

([5]) Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo.

([6]) Diplôme d’études en langue française (DELF) et diplôme approfondi en langue française (DALF).

([7]) Il s’agissait de la Belgique, du Bénin, de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), du Burundi, du Canada, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Gabon, d’Haïti, de Luxembourg, du Mali, de Madagascar, de Maurice, de Monaco, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, du Tchad, du Togo, de la Tunisie et du Vietnam.

([8]) Le Cambodge n’était pas signataire de la convention de Niamey en 1970, mais les initiatives du Prince Norodom Sihanouk dans les années qui ont précédé la conférence ont conduit à le reconnaitre comme un des pères fondateurs de la francophonie institutionnelle au même titre de Senghor, Bourguiba et Diori.

([9]) Frédéric Turpin, La France et la francophonie politique. Un ralliement difficile (Édition Les Indes savantes), 2018.

([10]) Appel des chefs d’États de l’Union africaine et malgache (UAM) réunis à Bangui des 25 au 27 mars 1962, cité par Frédéric Turpin, France-Afrique-francophonie de Charles de Gaulle à Jacques Chirac : un triangle équilatéral ?, p. 95, in Revue Relations internationales, 2021/4 (N°188).

([11]) Déclarations de Bamako, adoptée le 3 novembre 2000 par les ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage lors du « Symposium international sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone » (lien).

([12]) Prévention des conflits et Sécurité humaine : déclaration de Saint-Boniface (lien).

([13]) Robert Chaudenson, La place de la langue française dans la francophonie, Hérodote, 2007/3 n° 126, p. 129-141, La Découverte.

([14]) Yannick Naré, « Les réseautages politico-diplomatiques de la francophonie au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU) », Revue internationale des francophonies (lien).

([15]) Entretien à la Revue internationale des francophonies, n° 7-2020 juillet 2020 Cinquante ans de francophonie institutionnelle (lien).

([16]) Il fut, de 1970 à 1974, le premier secrétaire général de l’ACCT.

([17]) Il s’agit de l’Angola, de l’Argentine, de la Bosnie-Herzégovine, du Canada-Nouvelle Écosse, du Canada-Ontario, du Chili, de la Corée du Sud, du Costa-Rica, de la République dominicaine, de l’Estonie, de la Gambie, de la Géorgie, de l’Irlande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Louisiane, de Malte, du Mexique, du Monténégro, de la Polynésie française (France), du Land de Sarre (Allemagne), de la Thaïlande et de l’Uruguay.

([18]) Martine Piquet. Le commonwealth : convictions et incertitudes. Outre-Terre, 2016/4 N°49, 2016, p. 330.

([19]) Cette décision du Canada a fait suite à la campagne de presse menée, au début de l’année 2023, par l’ancien administrateur de l’OIF, le canadien Geoffroy Montpetit, non reconduit dans ses fonctions, mettant en cause la gouvernance de l’OIF.

([20]) Il est abondé par les villes de Bordeaux, Genève, Lausanne, Liège, Luxembourg et Paris, les villes bénéficiaires et partenaires de coopérations décentralisées, la France, la fédération Wallonie-Bruxelles, le Canada, l’Union européenne, la Fondation Bill & Melinda Gates, les Agences de l’eau (Adour-Garonne ; Loire Bretagne ; Rhin-Meuse ; Seine Normandie), le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP).

([21]) Loi n° 89-436 du 30 juin 1989 relative à la reconnaissance de la vocation internationale de l'Association internationale des parlementaires de langue française et à ses privilèges et immunités.

([22]) 58 sections membres, 18 sections associés, 19 observateurs.

([23]) Commission politique, commission des affaires parlementaires, commission de l’éducation, de la culture et de la communication, commission des affaires économiques, sociales et environnementales.

([24]) Il s’agit d’Amélia Lakrafi ainsi que de Dieynaba Diop, en qualité de présidente déléguée de la section française, et du sénateur André Reichardt, président de la commission politique de l’APF.

([25]) Knowledge innovation excellence.

([26]) Il s’agit depuis 2020 du Fonsic (Côte d’Ivoire), rejoint à compter de 2022 par la National Film Authority (Ghana), le Rwanda Development Board – Rwanda Film Office (Rwanda), DocA (Kenya) et les RFC (Madagascar).

([27]) Hervé Bourges, Pour une renaissance de la francophonie. Rapport remis à M. Alain Joyandet, secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la francophonie. Juin 2008. p. 30.

([28]) Vincent Ledoux, Ouvrir nos territoires à la priorité africaine de la France : du citoyen au chef de l’État. Rapport au premier ministre. Juillet 2019. 41 p.

([29]) Céline Carrère et Maria Masood. Le poids économique des principaux espaces linguistiques dans le monde Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) et université de Genève, novembre 2014. 124 p.

([30]) Si, dans son discours aux Français à l’occasion des vœux du nouvel an 2024, le président de la République Emmanuel Macron avait fait figurer le sommet de Villers-Cotterêts parmi les grands événements du « millésime français » au même rang que les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ou que la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, on peut relever que le sommet n’a pas été mentionné dans son bilan de l’année 2024 lors des vœux du nouvel an 2025.

([31]) Bénin, Cambodge, Centrafrique, RDC, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Ghana, Guinée Bissau, Kosovo, Laos, Madagascar, Mauritanie, Monaco, Roumanie, Rwanda, São-Tomé-et-Principe, Suisse, Tchad, Vietnam.

([32]) Andorre, Arménie, Belgique, Canada, Québec, Dominique, Luxembourg, Maroc, Monténégro, Polynésie française, Sarre, Tunisie, Vanuatu, Wallonie-Bruxelles.

([33]) Costa Rica, République dominicaine, Uruguay.

([34]) Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Lituanie, Slovaquie.

([35]) Cour internationale de justice (CIJ), Application de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza (Afrique du Sud c. Israël). Demande en indication de mesures conservatoires (ordonnance du 26 janvier 2024).

([36]) Ce réseau comprend trente-deux membres d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe, dont, pour la France, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique française (Arcom) en charge du secrétariat permanent du Refram. Depuis janvier 2025, la présidence du Refram est exercée par M. Mamadou Oumar Ndiaye, président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel du Sénégal.

([37]) Ce projet bénéficie également de l’appui de la communauté de communes Retz-en-Valois.

([38]) Il s’agit d’une organisation non gouvernementale dans les domaines des droits et la santé des femmes et filles.

([39]) Cette mention a été introduite par l’article 42 de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.

([40]) Les contributions à la francophonie institutionnelle sont inscrites sur une enveloppe « Francophonie » dans le programme 209, Solidarité à l’égard des pays en développement de la mission Aide publique au développement.

([41]) Cette baisse est partiellement atténuée par une contribution exceptionnelle de 4,2 millions d’euros et par la contribution de 1 million d’euros au PIMEF, issues de l’enveloppe de 18,9 millions consacrée aux livrables du sommet de Villers-Cotterêts.

([42]) Le correspondant national co-préside la commission politique et siège à la commission économique et numérique, à la commission administrative et financière, à la commission de coopération et de programmation. Dans le cadre de l’organisation du sommet de Villers-Cotterêts, il a présidé le comité ad hoc de rédaction des textes du sommet et a siégé au comité des adhésions.

([43]) Loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion.

([44]) Bureau d’enseignement de la langue et de la civilisation française à l’étranger.

([45]) Le français est aussi enseigné comme langue seconde dans 102 écoles publiques en Louisiane et bénéficie à près de 16 000 élèves.

([46]) La création des IRF résulte de la loi n° 2022-272 du 28 février 2022 visant à faire évoluer la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et à créer les instituts régionaux de formation.

([47]) Note Campus France « La mobilité internationale des étudiants africains », novembre 2017.

([48]) Christophe Euzet, Les « Franco-X », élément pour une vraie ambition autour d’un outil en voie de réhabilitation. Rapport de la mission d’appui à la délégation aux affaires européennes et internationales. Avril 2024. 153 p.(lien)

([49]) Arrêté du 7 mai 2024 portant approbation de la convention constitutive du groupement d'intérêt public dénommé « Mission de préfiguration MansA-Maison des mondes Africains » (lien). La MansA dispose, en 2025 d’un budget de cinq millions d’euros et d’une équipe permanente d’une dizaine d’effectifs à temps plein.

([50]) Achille Mbembé, Les nouvelles relations Afrique-France : relever ensemble des défis de demain. Octobre 2021. 142 p. (lien)..

([51]) Cité par Hervé Bourges 2008, « Pour une renaissance de la francophonie », rapport au secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la francophonie, p. 19.

([52]) Loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française.

([53]) Article 2 de la loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche.

([54]) Les locuteurs de créole sont dans leur territoire d’origine dans la Caraïbe (République d’Haïti, commonwealth de Dominique, Sainte-Lucie, collectivités et départements français : Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), dans l’océan Indien (Républiques de Maurice et des Seychelles, département français de La Réunion) et aux États-Unis (Louisiane), ainsi que dans des nouveaux territoires comme l’Australie, le Canada, la France hexagonale et des métropoles américaines.

([55]) La COI est une organisation intergouvernementale créée en 1982 à Port-Louis (île Maurice) et institutionnalisée en 1984 par l’accord de Victoria (Seychelles). Elle réunit cinq pays insulaires de l’océan Indien occidental : les Comores, la France (au titre de La Réunion mais pas de Mayotte, récusée par les Comores), Madagascar, Maurice et les Seychelles.

([56]) La Polynésie française avait sollicité, en février 2024, l’accord des autorités de la République conformément à l’article 42 de la loi n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française.

([57]) Notifiés en mars 2025, ces retraits prendront effet au terme d’un délai de six mois. Le retrait de l’OIF n’emporte pas retrait automatique de l’APF ni des autres acteurs de la Charte de la francophonie.

([58]) APF. 48e session,8 juillet 2023. Déclaration relative à la mobilité citoyenne dans l’espace francophone (lien).

([59]) Cet appel a été cosigné par Michaëlle Jean, secrétaire générale de la francophonie, Rebeca Grynspan, secrétaire générale ibéro-américaine (SEGIB), Patricia Scotland, secrétaire générale du Commonwealth et Maria do Carmo Silveira, secrétaire exécutive de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).