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Textes / Bilan des jeux olympiques et paralympiques dans le domaine de la sécurité

rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur le bilan des jeux olympiques et paralympiques dans le domaine de la sécurité

Rapport d'information · d'une mission d'information constituée au sein d'une commission permanente · 19/03/2025 · 382 448 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (120)
  1. INTRODUCTION
  2. Première partie : Un bilan sécuritaire positif
  3. I. En dehors des actes de sabotage commis sur les réseaux de transports ferroviaires la veille de la céRémonie d’ouverture, aucun...
  4. A. Malgré la présence de menaces persistantes…
  5. B. …aucun évènement majeur, en dehors des sabotages réalisés sur les lignes à grande vitesse la veille de la cérémonie d’ouverture, n’a...
  6. II. la délinquance a été maîtrisée pendant la période olympique, dans les zones olympiques comme sur le reste du territoire national
  7. A. Une diminution marquée de la délinquance dans l’agglomération parisienne
  8. B. Sur le reste du territoire national, UNE délinquance globalement maÎtrisée pendant l’été
  9. C. L’activité juridictionnelle en lien direct avec les JOP a été contenue
  10. Deuxième partie : un succès sécuritaire qui s’explique, avant tout, par l’ampleur de la mobilisation humaine au cours de l’évènement
  11. I. Une organisation minutieusement préparée
  12. A. La répartition des compétences entre l’État et le COJOP
  13. B. L’enjeu majeur de la connaissance et de l’anticipation des risques
  14. C. La création de structures gouvernementales ad hoc
  15. Le délégué interministériel pour les jeux Olympiques et Paralympiques 2024
  16. Le coordinateur national pour la sécurité des jeux et le centre national de commandement stratégique
  17. La question du commandement stratégique et opérationnel des opérations
  18. Le commandement stratégique
  19. Le commandement opérationnel
  20. D. L’extension temporaire de la compétence du préfet de police de Paris
  21. Le droit commun en dehors de la période des JOP
  22. Les modifications temporaires apportées par la loi du 19 mai 2023
  23. Une organisation saluée par les personnels concernés
  24. Un dialogue social préalable efficace
  25. II. Une mobilisation exceptionnelle de l’ensemble du continuum de sécurité
  26. A. Une importante présence des forces de police, de gendarmerie, des polices municipales et de l’armée sur le terrain
  27. Un effort d’anticipation et de prévision qui a permis un taux de présence exceptionnel en zone JOP, tout en maintenant l’activité sur le...
  28. Un défi opérationnel et logistique
  29. Une couverture territoriale renforcée sur l’ensemble du territoire
  30. La coordination avec les polices municipales
  31. La mobilisation des Armées
  32. Un renforcement du lien entre les forces de sécurité intérieure et la population, qui s’explique en partie par la doctrine de «...
  33. Des conséquences sociales et budgétaires importantes
  34. Des conditions de travail satisfaisantes
  35. Un coût budgétaire élevé
  36. Une « bulle de congés » dont le rattrapage pèse sur la disponibilité des forces
  37. B. Une mobilisation réussie des entreprises privées de sécurité
  38. Des difficultés identifiées en amont de l’évènement, un accompagnement décisif des pouvoirs publics
  39. Des fragilités structurelles, bien identifiées
  40. Un engagement fort de la part de l’État
  41. Une procédure d’appel d’offres qui avait pour objectif de sélectionner plusieurs sociétés de sécurité privée pour limiter les...
  42. Les processus d’accréditation
  43. Des objectifs atteints
  44. Les objectifs de mobilisation ont été atteints
  45. De nombreuses cartes professionnelles CQP PSGE ont été éditées
  46. Les contrôles réalisés par le CNAPS ont donné des résultats satisfaisants
  47. Une vaste opération de « criblage » conduite en amont des JOP
  48. De nombreux contrôles réalisés sur site pendant les JOP
  49. C. Un renforcement des moyens affectés à la sécurité dans les transports
  50. Les moyens humains
  51. Un bilan très positif du fonctionnement du CCOS, dont les compétences avaient été étendues par la loi « JOP » du 19 mai 2023
  52. De premiers retours positifs concernant la reconnaissance à titre expérimental du statut de véhicules d’intérêt général prioritaire...
  53. III. Une attention particulière portée à l’efficacité de la chaîne pénale et à l’accompagnement des victimes
  54. A. Un renforcement des effectifs et des capacités juridictionnelles des tribunaux judiciaires dans le ressort desquels se trouvaient les...
  55. B. Une prise en compte spécifique des victimes et des visiteurs non francophones
  56. C. Le bilan : une part résiduelle d’affaires « JOP » non clôturées et un traitement plus serein du flux d’affaires ordinaires
  57. IV. La cybersécurité et les autres menaces numériques
  58. A. Une stratégie ambitieuse de cybersécurité qui a porté ses fruits
  59. Connaître, sécuriser, sensibiliser, préparer
  60. La connaissance de la menace
  61. La sécurisation des systèmes d’information et la sensibilisation des acteurs
  62. La protection des données sensibles
  63. La préparation opérationnelle
  64. Des cyberattaques qui n’ont pas affecté sérieusement le déroulement des JOP
  65. La résilience en héritage
  66. B. Le cyberharcèlement, angle mort de la sécurité ?
  67. Troisième partie : Les mesures de police administrative
  68. I. Les périmètres de sécurité et de protection
  69. A. Le cadre juridique applicable issu de la loi « SILT » du 30 octobre 2017
  70. B. 88 périmètres de protection ont été institués dans le cadre des JOP
  71. C. Un dispositif spécifique pour la cérémonie d’ouverture, qui combinait décret « grand évènement », périmètre de protection et de...
  72. D. Un dispositif validé par le juge administratif
  73. II. Les enquêtes administratives
  74. A. Des possibilités étendues par la loi « JOP » du 19 mai 2023
  75. B. Un criblage exceptionnel par son ampleur qui a nécessité une adaptation conséquente des moyens du SNEAS
  76. C. Un criblage qui a conduit à écarter plus de 6 000 personnes
  77. Les avis défavorables ne peuvent être pris seulement sur le fondement d’un fichier
  78. L’application d’une doctrine spécifique, plus souple, pour les personnes résidant, travaillant ou se rendant en tant que visiteurs dans...
  79. Un nombre limité de recours, qui pourrait toutefois être dû à une méconnaissance de leurs droits par les personnes concernées
  80. D. Les difficultés rencontrées par le SNEAS dans la réalisation des enquêtes administratives liées aux JOP
  81. III. Les mesures administratives d’entrave : Visites domiciliaires, « micas » et mesures d’éloignement
  82. A. Les visites domiciliaires et saisies
  83. Un dispositif strictement encadré, destiné à la prévention des actes de terrorisme
  84. Un nombre très élevé de visites domiciliaires sollicitées pendant la période des JOP
  85. Des données encore insuffisantes pour apprécier pleinement l’efficacité des visites domiciliaires réalisées dans la perspective des JOP
  86. B. Les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas)
  87. Un outil d’entrave puissant à la disposition des services en charge de la prévention du terrorisme
  88. Une utilisation extensive des Micas pendant les JOP
  89. Des mesures qui ont concerné un champ de personnes plus étendu que d’ordinaire
  90. Un recours systématique aux mesures du « premier groupe », plus contraignantes
  91. Un contentieux nourri, et un taux d’annulation significativement plus élevé que d’ordinaire, mais des mesures qui paraissent, dans...
  92. C. Les autres mesures d’entrave
  93. D. Des dispositifs qui pourraient être utilement complétés par d’autres outils d’entrave, plus ciblés
  94. Créer une interdiction de paraître, applicable à des lieux ou évènements exposés à un risque d’actes de terrorisme, et distincte du...
  95. Créer une injonction de diagnostic à l’encontre d’individus radicalisés dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’ils sont...
  96. Quatrième partie : les moyens technologiques : un cadre juridique innovant mais des réponses encore incomplètes
  97. I. La vidéoprotection algorithmique, un outil intéressant mais dont l’appréciation apparaît prématurée eu égard aux conditions de...
  98. A. Un dispositif autorisé à titre expérimental par la loi « JOP » du 19 mai 2023 et encadré de nombreuses garanties
  99. Le cadre général de l’expérimentation : un strict encadrement des événements, des cas d’usage et des services utilisateurs concernés
  100. Les étapes de la mise en œuvre de l’expérimentation
  101. B. Du fait des délais, le choix de recourir à un prestataire extérieur et non développé par le ministère de l’intérieur
  102. C. Un dispositif mis en œuvre en amont et pendant les JOP, sur un nombre limité de sites et de caméras et dans des conditions...
  103. Onze expérimentations opérationnelles avant les JOP
  104. Un usage large pendant les JOP mais uniquement en Île-de-France
  105. Des conditions de mise en œuvre satisfaisantes
  106. Une mise en œuvre globalement conforme au cadre légal
  107. Deux points d’amélioration : la publication des arrêtés préfectoraux et l’information du public
  108. D. Des conditions d’expérimentation insuffisantes
  109. Une efficacité technique variable selon les cas d’usage
  110. Une contribution du dispositif à la sécurité difficile à évaluer dans le cadre d’un événement ayant bénéficié d’un dispositif de...
  111. La question de l’acceptabilité par le public
  112. E. Des points de vigilance en cas d’usage de long terme de la vidéoprotection algorithmique
  113. II. Les scanners corporels à ondes millimétriques n’ont pas été utilisés
  114. A. Un dispositif jusque-là réservé aux aéroports mais autorisé plus largement par la loi « JOP » du 19 mai 2023
  115. B. Le dispositif n’a pas été mis en œuvre pendant les JOP
  116. Travaux de la commission
  117. Principaux acronymes et abréviations utilisés
  118. Annexes
  119. Personnes entendues
  120. Contributions écrites

([174]) Vos rapporteurs ont notamment souhaité connaître le nombre d’infractions constatées en matière de terrorisme, le nombre de procédures incidentes en dehors du champ relatif au terrorisme, ainsi que le nombre de visites ayant été suivies d’autres mesures de police administrative (Micas, gel des avoirs, interdiction de sortie du territoire), qui sont notamment recensées dans le dernier rapport d’application de la loi « SILT ».

([175]) Dans le 5ème bilan d’application de la loi SILT, le ministère de l’intérieur précise que la notion d’éléments nouveaux renvoie à des faits soit portés à la connaissance de l’administration postérieurement à l’entrée en vigueur de la mesure, soit survenus postérieurement à la date de notification à l’intéressé et venant s’ajouter aux faits ayant justifié la surveillance de ce dernier ; la notion d’éléments complémentaires renvoie aux faits qui ont motivé la mise en œuvre d’une Micas mais qui nécessitent d’être précisés, par les enquêtes des services de renseignement notamment, ou qui ont des conséquences à plus long terme, par exemple une condamnation judiciaire qui survient plusieurs mois ou années après la commission des faits.

([176]) Le Conseil d’État a ainsi jugé « qu’aucune disposition législative ni aucun principe ne s’oppose à ce que les faits relatés par les “ notes des services de renseignement ” produites par le ministre, qui ont été versées au débat contradictoire et ne sont pas sérieusement contestées par le requérant, soient susceptibles d’être pris en considération par le juge administratif » (CE, 11 déc. 2015, n° 395009, cons. 28), dès lors que les éléments contenus dans la note sont précis et circonstanciés (CE, 31 janv. 2018, n° 417332 ; CE, 14 sept. 2018, n° 423703).

([177]) Cour de cassation, 5 décembre 2023, n° 22-80.611.

([178]) CEDH, 19 janv. 2023, Pagerie c. France, n° 24203-16, paragraphes 207 et 208.

([179]) Ces décisions doivent être portées à la connaissance des individus concernés au plus tard cinq jours avant leur entrée en vigueur, leur permettant de demander au juge administratif l’annulation de la décision, dans un délai de 48 heures. Le juge statue dans un délai de 72 heures.

([180]) Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), par la direction nationale du renseignement territorial (DNRT), et par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP).

([181]) La DLPAJ est chargée d’instruire et de prononcer l’ensemble des mesures prises en matière de lutte contre le terrorisme relevant de la compétence du ministre de l’intérieur, en lien avec les services de renseignement.

([182]) Les données sur le nombre de MICAS non respectées sont en cours de consolidation et n’étaient pas encore connues au moment de l’audition de la DLPAJ.

([183]) Sur le plan méthodologique, vos rapporteurs précisent que les éléments statistiques transmis par la DLPAJ portent sur l’ensemble des Micas prises depuis 2017 (qui incluent donc celles relatives aux JOP), d’une part, et sur les seules Micas relatives aux JOP, d’autre part. En revanche, vos rapporteurs ne disposent pas des statistiques détaillées concernant les seules Micas prises en dehors des JOP, et il ne semble pas possible de déduire ces données de celles dont ils disposent (dès lors que certaines personnes ont fait l’objet de Micas avant et pendant les JOP, et sont donc comptabilisées dans les deux séries statistiques). Vos rapporteurs n’ont donc pas pu procéder à une comparaison du profil des personnes sous Micas pendant les JOP et hors JOP : les éléments présentés dans la présente sous-partie en constituent une première approximation.

([184]) Voir également l’article du même auteur publié le mercredi 22 janvier sur le site aoc.media, « Lutter contre la menace terroriste ou la fabriquer : sur les assignations à résidence pendant les JO ».

([185]) 531 des 547 mesures notifiées pendant les JOP prévoyaient une obligation de pointage quotidienne, soit 97 %.

([186]) Le Monde, « Des mesures de restrictions individuelles de circulation annulées par la justice administrative », 1er août 2024 ; Le Monde, « Des avocats contestent la capacité de Darmanin à prendre des Micas en période de gestion des affaires courantes », 3 septembre 2024 ; Mediapart, « À l’approche des JO, les assignations à résidence pleuvent et détruisent des vies », 17 juillet 2024 ; Mediapart « Au moins sept adolescents figurent parmi les assignés à résidence de l’été », 15 août 2024.

([187]) Voir le site internet du Haut-Commissariat, « Les violations des droits humains à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 doivent servir de leçon : experts de l’ONU », publié le 4 mars 2025. Le détail de ces travaux n’avait pas encore été rendu public au moment de la rédaction du présent rapport. Le secrétariat du Haut-Commissariat a indiqué à vos rapporteurs que les rapporteurs spéciaux mentionnés dans le communiqué de presse ont envoyé une lettre contenant davantage d’informations à ce sujet au Gouvernement français. Conformément aux méthodes de travail des Procédures Spéciales du Conseil des droits de l’homme, cette lettre reste confidentielle pendant 60 jours à compter de la date d’envoi au Gouvernement. Elle sera rendue publique, ainsi que toute réponse reçue de la part du Gouvernement, à l’issue de ce délai.

([188]) Rapport final du collectif Le Revers de la Médaille, rendu public le 4 novembre 2024.

([189]) La DLPAJ a transmis à vos rapporteurs les statistiques relatives aux contentieux portant sur les Micas. Toutefois, la direction n’a pas été en mesure de transmettre les décisions correspondantes, car celles-ci n’étaient pas anonymisées. Vos rapporteurs sont parvenus à obtenir 122 décisions, certaines sur le site « open data » de la juridiction administrative, d’autres auprès du centre de recherches et de diffusion juridiques du Conseil d’État, d’autres enfin auprès de personnes auditionnées, qu’ils remercient pour leur diligence.

([190]) Tribunal administratif d’Amiens, 6 août 2024, n° 2403065 : « ce n’est qu’à la faveur du contexte particulier créé par ces manifestations que la mesure contestée a pu respecter les conditions légales de son intervention » ; tribunal administratif de Melun, 10 septembre 2024, n° 2410661 : « le risque majeur d’attentat terroriste que fait valoir le ministre est plus spécialement lié aux Jeux olympiques et paralympiques qui devaient se dérouler du 24 juillet au 11 août 2024, puis du 28 août au 8 septembre 2024 » ; tribunal administratif de Cergy-Pontoise, 7 août 2024, n° 2410553 : « les Jeux olympiques et Paralympiques de Paris, circonstance que le ministre a notamment retenue pour justifier la nécessité de la mesure en litige, prendront fin le 8 septembre 2024, et […] l’administration n’établit pas l’existence au-delà de cette date de circonstances particulières propres à justifier les sujétions imposées à la requérante ».

([191]) Le juge s’assure que les deux conditions cumulatives prévues par les dispositions de l’article L. 228-1 du CSI sont satisfaites : (1) un comportement qui constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics et (2) le fait, soit d’entrer en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit de soutenir, de diffuser lorsque cette diffusion s’accompagne d’une manifestation d’adhésion à l’idéologie exprimée, ou d’adhérer à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes.

([192]) L’interdiction administrative du territoire est une mesure qui peut être prise à l’encontre d’un individu qui n’est pas présent sur le territoire national au moment de son prononcé mais dont la présence en France, s’il venait à entrer sur le territoire, constituerait une menace grave pour l’ordre public.

([193]) Les arrêtés ministériels d’expulsion visent les personnes dont le comportement est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, ou lié à des activités à caractère terroriste, ou constitue des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes, qu’ils bénéficient ou non d’une protection contre l’éloignement.

([194]) Décision n° 2021-822 DC du 30 juillet 2021, Loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, considérant 21 : « Compte tenu de leur rigueur, et ainsi que l’a jugé le Conseil constitutionnel pour les mesures prévues aux articles L. 228-2 et L. 228-5 par ses décisions du 16 février 2018 et du 29 mars 2018 mentionnées ci-dessus, les mesures prévues par les dispositions contestées ne sauraient, sans méconnaître les exigences constitutionnelles précitées, excéder, de manière continue ou non, une durée totale cumulée de douze mois. »

([195]) Bien que les termes de « vidéoprotection » et de « vidéosurveillance » soient souvent utilisés de façon équivalente, la CNIL rappelle la différence :les dispositifs de vidéoprotection filment la voie publique et les lieux ouverts au public (rue, gare, centre commercial, zone marchande, piscine …) tandis que les dispositifs de vidéosurveillance filment les lieux non ouverts au public (réserve d’un magasin, entrepôts, copropriété fermée…). C’est donc le terme de vidéoprotection – au demeurant utilisé dans la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 – qui sera utilisé tout au long de cette partie.

([196]) Deux rencontres sportives avaient en effet lieu ce soir-là : un match de rugby entre la France et l’Argentine au Stade de France et un match de football entre le PSG et Toulouse au Parc des Princes.

([197]) Amendement n° 237(rect) du Gouvernement après l’article 9.

([198]) Proposition de loi, adoptée par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, relative au renforcement de la sûreté dans les transports, n° 134.

([199]) Le texte prévoit par ailleurs la remise d’un rapport d’évaluation au Gouvernement au plus tard le 1er décembre 2026.

([200]) Décret n° 2023-855 du 4 septembre 2023 relatif à la déclaration des intérêts de la personne développant ou fournissant un traitement algorithmique à l’État, pris en application de l’article 10 de la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions.

([201]) Décret n° 2023-939 du 11 octobre 2023 relatif aux modalités de pilotage et d’évaluation de l’expérimentation de traitements algorithmiques d’images légalement collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection et de caméras installées sur des aéronefs.

([202]) Arrêté du 18 juin 2024 portant nomination des membres du comité d’évaluation de l’expérimentation de traitements algorithmiques d’images légalement collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection et de caméras installées sur des aéronefs.

([203]) Arrêté du 18 juin 2024 portant désignation des membres du comité de pilotage de l’expérimentation de traitements algorithmiques d’images légalement collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection et de caméras installées sur des aéronefs.

([204]) Ces données doivent être pertinentes, adéquates et représentatives, leur traitement doit être objectif afin d’éviter les biais et les erreurs, et leur sécurisation doit être assurée.

([205]) En l’espèce, l’État a fait le choix d’acquérir les traitements, au moyen d’un marché public, voir le 2 du présent A.

([206]) Annonce n° 23-111597 publiée sur le site du Bulletin officiel des annonces des marchés publics.

([207]) Le laboratoire de métrologie et d’essai exerce une mission de service public et offre aussi des prestations marchandes aux entreprises. Il anticipe les besoins de mesure liés aux évolutions technologiques et aux nouvelles attentes de la société, participe à l’élaboration des normes et réglementations aux niveaux national, européen et international et constitue le laboratoire de référence pour l’industrie en matière de métrologie.

([208]) Par exemple, selon l’annexe 1 du premier rapport trimestriel d’information à la CNIL sur les conditions de mise en œuvre de l’expérimentation, couvrant la période du 19 avril au 16 juillet 2024, la préfecture de police de Paris a procédé à une phase de conception sans exploitation opérationnelle à l’occasion des concerts de Depeche Mode à l’Arena Bercy en mars 2024, du match de basket Paris Nancy du 20 mars 2024, des concerts de Taylor Swift en mai 2024 et du salon Vivatech Porte de Versailles en mai 2024 également. Contrairement aux exploitations opérationnelles, les phases de conception seules ne nécessitent pas d’autorisation préfectorale.

([209]) Il s’agit de sites sportifs ou événementiels comme Paris La Défense Arena, le Stade de France ou encore le Stade Yves du Manoir à Colombes (92).

([210]) Il s’agit, pour la RATP et la SNCF, de stations de métro ou de RER.

([211]) Vos rapporteurs renvoient à l’annexe 7 du rapport du comité d’évaluation pour le détail des lieux, dates et cas d’usage. La SNCF a en outre eu recours à la VPA dans neuf stations à l’occasion du relais de la flamme olympique.

([212]) Réponses écrites de la CNIL.

([213]) Arrêté n° 2024-1165 du 27 août 2024 portant autorisation de l’emploi d’un traitement algorithmique sur des images issues d’un système de vidéoprotection du 28 août 2024 au 8 septembre 2024.

([214]) Arrêtés du préfet de police n° DUPA-2024-00701 du 31 mai 2024, n° 2024-00673 du 24 mai 2024 et n° 2024-00674 du 24 mai 2024, autorisant respectivement la préfecture de police, la SNCF et la RATP à mettre en œuvre la VPA à l’occasion du tournoi de tennis Roland Garros qui a débuté le 20 mai 2024.

([215]) Arrêté n° 2024-1017 du 19 juillet 2024 portant autorisation de l’emploi dans 46 stations de la RATP d’un traitement algorithmique sur des images issues d’un système de vidéoprotection du 22 juillet 2024 au 12 août 2024.

([216]) Arrêté n° DUPA-2024-1007 du 12 juillet 2024 portant autorisation de l’emploi dans onze gares d’un traitement algorithmique sur des images issues d’un système de vidéoprotection du 25 juillet 2024 au 13 août 2024.

([217]) Arrêté n° DUPA-2024-1081 du 25 juillet 2024 portant autorisation de l’emploi d’un traitement algorithmique sur des images issues d’un système de vidéoprotection de la préfecture de Police du 26 juillet 2024 au 11 août 2024 et Arrêté n° DUPA-2024-1073 du 25 juillet 2024 portant autorisation de l’emploi d’un traitement algorithmique sur des images issues d’un système de vidéoprotection du 24 juillet 2024 au 11 août 2024.

([218]) Rapport du comité d’évaluation, janvier 2025, p. 87.

([219]) Voir la présentation de ce projet sur le site de Sciences-Po Paris. La présentation détaillée de l’étude est annexée au rapport du comité d’évaluation.

([220]) Risques de discriminations dues aux biais algorithmiques, risque de « chilling effect », à savoir le changement de comportement par les individus se sachant filmés, risque d’effet cliquet menant à toujours plus de surveillance au détriment des libertés publiques.

([221]) Ce cas d’usage n’était pas proposé par la société Wintics, faute d’être suffisamment opérationnel.

([222]) Elle rappelle que le dispositif a actuel a été construit sur des hypothèses techniques fortes (par exemple la séparation du système de vidéoprotection et du système de vidéoprotection intelligente).

([223]) Article 25 de la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, et article 3 de l’ordonnance n° 2012-289 du 1er mars 2012 relative à la sûreté de l’aviation civile. Ces dispositions figurent actuellement au III de l’article L. 6342-4 du code des transports.

([224]) L’avis portait sur le projet de loi mais les dispositions concernées figurent bien dans la version finale du texte.

([225]) Note « Les atteintes aux droits et libertés pendant la période des JOP 2024 », réalisée à l’occasion du séminaire du 18 juin 2024 par les groupes de travail de la LDH.