AN · données ouvertes
Amendements / Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à...

Amendement n° 372 · RAPPORT ANNEXÉ

De Damien Girard (Écologiste et Social) · déposé le 29/04/2026

Sort
Tombé (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » · PDF
Dossier
Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Signataires
M. Damien Girard, Mme Catherine Hervieu, Mme Chatelain, M. Amirshahi, Mme Arrighi, Mme Autain, Mme Balage El Mariky, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, M. Biteau, M. Arnaud Bonnet, M. Nicolas Bonnet, M. Corbière, M. Davi, M. Duplessy, M. Fournier, Mme Garin, M. Gustave, M. Iordanoff, Mme Laernoes, M. Lahais, M. Lucas-Lundy, Mme Ozenne, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Regol, M. Roumégas,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

À l’alinéa 6, après le mot :

« nucléaire, »

insérer les mots :

« les moyens conventionnels, ».

Exposé sommaire

La souveraineté de la France repose sur « l’épaulement » entre dissuasion nucléaire et conventionnelle.  La dissuasion conventionnelle est complémentaire de la dissuasion nucléaire qui peut être contournée par l’agression de pays non dotés d'armes nucléaires par des pays dotés. Ce contournement constitue aujourd’hui le maillon faible de notre doctrine de sécurité, comme le démontre le retour d’expérience de la guerre en Ukraine et les discussions en cours sur les garanties de sécurité. 


Notre modèle d’armée doit s’adapter à ce nouveau contexte stratégique pour assurer la défense de l’Union européenne et de ses frontières. La dissuasion conventionnelle ne peut être crédible sans une politique européenne de défense capable de mobiliser et d’organiser les armées européennes en évitant la dispersion de leurs forces, comme la multiplication et l’absence d’interopérabilité de leurs systèmes d’armes, qui seraient fatales en cas de guerre conventionnelle avec la Russie. 


Nous proposons en conséquence d’inclure dans les moyens de souveraineté les forces conventionnelles, notamment listées à l’alinéa 7. Elles incluent les capacités faisant l’objet d’une coopération européenne. A ce titre, le système d’alerte avancé, par exemple, mentionné à l’alinéa 6, fait déjà l’objet d’une coopération avec l’Allemagne, qui dispose des moyens nécessaires pour sortir de l’Europe de sa dépendance au système d’alerte avancé des États-Unis, duquel nous sommes aujourd’hui dépendant.

Cosignataires (36)

Pouria Amirshahi, Christine Arrighi, Clémentine Autain, Léa Balage El Mariky, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Benoît Biteau, Arnaud Bonnet, Nicolas Bonnet, Cyrielle Chatelain, Alexis Corbière, Hendrik Davi, Emmanuel Duplessy, Charles Fournier, Marie-Charlotte Garin, Steevy Gustave, Catherine Hervieu, Jérémie Iordanoff, Julie Laernoes, Tristan Lahais, Benjamin Lucas-Lundy, Julie Ozenne, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Jean-Louis Roumégas, Sandrine Rousseau, François Ruffin, Eva Sas, Sabrina Sebaihi, Danielle Simonnet, Sophie Taillé-Polian, Boris Tavernier, Nicolas Thierry, Dominique Voynet