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Amendements / Nationalisation d'ArcelorMittal France

Amendement n° 328 · Article PREMIER

De Sophie-Laurence Roy (Rassemblement National) · déposé le 27/11/2025

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France » · PDF
Dossier
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Sous-amendement de
n° 40
Signataires
Mme Roy
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

27/11/2025Scrutin n° 4291 rejeté58 pour, 163 contre, 6 abst.

Dispositif

À l’alinéa 3, après le mot : 

« stratégiques », 

insérer les mots :

« ainsi que le maintien des emplois industriels sur le territoire national ».

Exposé sommaire

Ce sous-amendement vise à rappeler que la souveraineté industrielle ne se limite pas à la détention d’outils ou d’installations : elle repose avant tout sur les femmes et les hommes qui les font vivre.

Inclure explicitement la protection des emplois industriels parmi les intérêts essentiels de la Nation revient à aligner le dispositif juridique sur la réalité économique : sans compétences, sans activité et sans main-d’œuvre qualifiée en France, une sidérurgie « souveraine » ne serait qu’une ligne comptable assortie d’un veto théorique.

Il convient de souligner que les travailleurs français de ce secteur détiennent des savoir-faire rares, parfois même uniques au monde, qui résultent de décennies d’expérience, d’innovation et de formation technique de haut niveau. Les perdre serait plus qu’une difficulté sociale : ce serait une perte irréversible pour la capacité du pays à produire son acier, à décarboner son industrie et à maintenir son autonomie stratégique.

Cette précision donne ainsi un contenu concret à la vigilance exercée par l’État : protéger l’outil, c’est aussi protéger celles et ceux qui en assurent chaque jour la production — et les compétences exceptionnelles dont dépend l’avenir industriel national