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Amendements / Programmation nationale et simplification normative dans le secteur...

Amendement n° 432 · Article 5

De Jérôme Nury (Droite Républicaine) · déposé le 12/06/2025

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Texte amendé
Proposition de loi « portant programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l’énergie » · PDF
Dossier
Programmation nationale et simplification normative dans le secteur économique de l’énergie
Signataires
M. Nury, M. Wauquiez, M. Bazin, Mme Bazin-Malgras, M. Berger, Mme Blin, Mme Sylvie Bonnet, Mme Bonnivard, M. Bony, M. Boucard, M. Bourgeaux, M. Breton, M. Brigand, M. Fabrice Brun, M. Ceccoli, M. Cordier, Mme Corneloup, Mme Dalloz, Mme de Maistre, M. Descoeur, Mme Dezarnaud, M. Di Filippo, M. Dive, Mme Duby-Muller, M. Forissier, M. Gosselin, Mme Gruet, M. Herbillon, M. Hetzel, M. Jeanbrun,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

À l’alinéa 14, après le mot :

« existantes »

insérer les mots :

« dans la limite d’une capacité totale de 36 gigawatts d’ici à 2030 ».

Exposé sommaire

Le présent amendement de repli du groupe Droite Républicaine vise à limiter le développement de l'éolien terrestre à hauteur de 36 gigawatts . 

Le développement de l’éolien terrestre en France a connu, ces dernières années, une accélération importante. En cumulant les capacités déjà en service et celles autorisées à la fin de l’année 2024, la puissance installée atteindra 36 GW, soit l’équivalent de 60 % de la puissance du parc nucléaire national. Lorsqu’elles fonctionnent à pleine capacité, ces installations peuvent toutefois engendrer de fortes perturbations dans l’équilibre du système électrique, en raison de l’absence de solutions de stockage à grande échelle.

Dans son discours de Belfort, le Président de la République avait fixé un objectif de 37 GW d’éolien terrestre à l’horizon 2050. Cet objectif sera atteint avec quinze ans d’avance, témoignant de l’élan pris par cette filière.

Cependant, dans un contexte où la consommation électrique demeure globalement stable, l’intermittence inhérente à l’éolien terrestre complique de plus en plus la gestion du réseau. Par ailleurs, le coût élevé du développement de cette énergie pour les finances publiques invite à la prudence. Il ne semble donc ni pertinent ni souhaitable d’accélérer davantage, à court terme, le déploiement de nouveaux projets dans ce secteur.

Il reviendra au législateur, à l’horizon 2030, de réexaminer cet objectif à la lumière de l’évolution réelle de la demande en électricité, des besoins du système énergétique, ainsi que des avancées technologiques en matière de flexibilité, de pilotabilité et de stockage.

Cosignataires (47)

Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Jean-Didier Berger, Anne-Laure Blin, Sylvie Bonnet, Émilie Bonnivard, Jean-Yves Bony, Ian Boucard, Jean-Luc Bourgeaux, Xavier Breton, Hubert Brigand, Fabrice Brun, François-Xavier Ceccoli, Pierre Cordier, Josiane Corneloup, Marie-Christine Dalloz, Vincent Descoeur, Sylvie Dezarnaud, Fabien Di Filippo, Julien Dive, Virginie Duby-Muller, Nicolas Forissier, Philippe Gosselin, Justine Gruet, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Vincent Jeanbrun, Philippe Juvin, Corentin Le Fur, Guillaume Lepers, Eric Liégeon, Thierry Liger, Élisabeth de Maistre, Olivier Marleix, Sébastien Martin, Alexandra Martin (Alpes-Maritimes), Frédérique Meunier, Éric Pauget, Christelle Petex, Alexandre Portier, Nicolas Ray, Vincent Rolland, Michèle Tabarot, Jean-Pierre Taite, Jean-Louis Thiériot, Jean-Pierre Vigier, Laurent Wauquiez