Amendement n° CE1043 · Article 14
De Xavier Roseren (Horizons & Indépendants) · déposé le 30/04/2026
- Sort
- Adopté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » · PDF
- Dossier
- Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
- Signataires
- M. Roseren, rapporteur pour avis au nom de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, Mme Pantel, M. Rousset, Mme Froger, M. Vallaud, M. Fesneau, M. Peu, Mme Le Feur, M. Hollande, M. Potier, M. Bony, M. Philippe Brun, Mme Rossi, Mme Allemand, M. Aviragnet, Mme Battistel, M. Bazin, M. Benoit, Mme Bergantz, M. Bonnecarrère, Mme Sylvie Bonnet, Mme Bonnivard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Après l’alinéa 11, insérer les trois alinéas suivants :
« II bis. – L’article L. 427‑1 du même code est ainsi rédigé :
« « Art. L. 427‑1. – L’activité de lieutenant de louveterie repose sur le bénévolat. Elle n’est pas exercée à titre professionnel mais dans les conditions fixées par les articles L. 427‑1 à L. 427‑2‑7 du présent code et par les textes pris pour l’application de ces dispositions.
« « Les lieutenants de louveterie sont nommés par l’autorité administrative et concourent sous son contrôle à la destruction des animaux mentionnés aux articles L. 427‑6 et L. 427‑8 ou ponctuellement aux opérations de régulation des animaux qu’elle a ordonnées. Les lieutenants de louveterie sont assermentés au titre de la police de la chasse, et sont de fait des agents dépositaires d’une mission de service publique de police. Ils sont consultés, en tant que de besoin, par l’autorité compétente, sur les problèmes posés par la gestion de la faune sauvage. ». »
Exposé sommaire
Cet amendement, issu du travail transpartisan conduit dans le cadre de la proposition de loi visant à créer un statut pour les lieutenants de louveterie déposée le 24 juin 2025, avec l'appui des Ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, vise à consacrer dans la loi le statut et les missions des lieutenants de louveterie lorsqu’ils interviennent pour le compte de l’État, en les adaptant aux enjeux actuels de gestion de la faune sauvage, et en particulier à la montée des phénomènes de prédation.
Dans un contexte de progression de la population de certaines espèces, notamment du loup, et de recrudescence des dommages causés aux élevages, les interventions de régulation sont devenues un levier essentiel de protection des troupeaux. À cet égard, les lieutenants de louveterie jouent un rôle central aux côtés des services de l’État, en assurant, sous l’autorité du préfet, des missions de régulation indispensables à la protection des troupeaux. Les louvetiers interviennent également pour la sécurité sur les routes, ou encore en zones urbaines pour prévenir des risques sanitaires liés à certaines espèces.
Leur engagement s’inscrit dans un contexte de transformation des équilibres agro-sylvo-cynégétiques, marqué par une diminution du nombre de chasseurs et une augmentation des sollicitations des services de l’État. Face à ces évolutions, leurs missions se sont intensifiées, tant en fréquence qu’en technicité, sans que leur statut n’ait été pleinement adapté.
Le présent amendement propose ainsi de reconnaître dans la loi le caractère bénévole de leur engagement, aujourd’hui prévu uniquement par voie réglementaire, tout en rappelant qu’ils concourent, sous le contrôle de l’autorité administrative, à une mission de service public et d'interêt général. Il précise également leur rôle dans la mise en œuvre des opérations de régulation et leur contribution à l’expertise territoriale en matière de gestion de la faune sauvage. De cette manière, cet amendement souhaite répondre aux enjeux d'attractivité de ces missions indispensables face à la hausse des besoins.
En consacrant dans la loi des pratiques déjà existantes, notamment leur rattachement à l’autorité préfectorale, leur rôle opérationnel et leur participation aux politiques de régulation, cet amendement vise donc à renforcer la lisibilité et l’efficacité des dispositifs, notamment de lutte contre la prédation. Il permet également une pratique harmonisée niveau national.
Cosignataires (92)
Marie-José Allemand, Joël Aviragnet, Marie-Noëlle Battistel, Thibault Bazin, Thierry Benoit, Anne Bergantz, Philippe Bonnecarrère, Sylvie Bonnet, Émilie Bonnivard, Jean-Yves Bony, Éric Bothorel, Bertrand Bouyx, Jean-Michel Brard, Julien Brugerolles, Danielle Brulebois, Fabrice Brun, Philippe Brun, Stéphane Buchou, Françoise Buffet, Jean-René Cazeneuve, François-Xavier Ceccoli, François Cormier-Bouligeon, Josiane Corneloup, Michel Criaud, Laurent Croizier, Romain Daubié, Alain David, Stéphane Delautrette, Julie Delpech, Fanny Dombre Coste, Nicole Dubré-Chirat, Peio Dufau, Iñaki Echaniz, Philippe Fait, Denis Fégné, Marc Fesneau, Martine Froger, Jean-Luc Fugit, Pascale Got, Perrine Goulet, Jérôme Guedj, Florence Herouin-Léautey, François Hollande, Sacha Houlié, Jean-Michel Jacques, Brigitte Klinkert, Michel Lauzzana, Sandrine Le Feur, Nicole Le Peih, Pascal Lecamp, Valérie Létard, Eric Liégeon, Delphine Lingemann, Christophe Marion, Sandra Marsaud, Denis Masséglia, Jean-Paul Mattei, Emmanuel Maurel, Paul Molac, Christophe Mongardien, Christophe Naegelen, Jacques Oberti, Hubert Ott, Didier Padey, Sophie Pantel, Stéphane Peu, Christine Pirès Beaune, Dominique Potier, Christophe Proença, Richard Ramos, Nicolas Ray, Véronique Riotton, Anne-Sophie Ronceret, Valérie Rossi, Claudia Rouaux, Jean-François Rousset, Isabelle Santiago, Hervé Saulignac, Bertrand Sorre, Jean-Pierre Taite, David Taupiac, Jean Terlier, Céline Thiébault-Martinez, Mélanie Thomin, Stéphane Travert, Boris Vallaud, Antoine Vermorel, Annie Vidal, Jean-Pierre Vigier, Philippe Vigier, Stéphane Viry, Lionel Vuibert