Aller au contenu
blackout

Amendement n° 624 · Article 2

De Sandrine Mazetier (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 22/05/2015

Sort
Retiré (discuté)
Texte amendé
PRJLANR5L14B2792

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au taux :

« 30 % »

le taux :

« 10 % ».

Exposé sommaire

Le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi vise notamment à susciter des vocations syndicales et ainsi renforcer les acteurs et actrices du dialogue social au sein de l’entreprise.

Or, aujourd’hui, et d’après les trop rares études portant sur le sujet, les femmes sont sous-représentées dans les organisations syndicales à tous les niveaux de responsabilité. Alors qu’elles représentent entre 29,1 % (CFE-CGC) et 47 % (CFDT) des personnes syndiquées en France en 2013 (R. Silvera, Revue Travail genre et sociétés, « Genre, féminisme et syndicalisme », n°30/2013), elles ne constituent que 6 à 30 % des secrétaires généraux de sections départementales.

«

CGT

CFDT

CGT-FO

CFTC

CFE-CGC

Part des femmes syndiquées

36,8

47

45

42

29,1

Part des femmes déléguées au congrès

45

39

43

32

13,5

Part des femmes au Comités (ou conseils) nationaux (ou confédéraux)

30,8

28,5

10

16

37

Part des femmes dans les comités exécutifs (ou bureaux) confédéraux

50

33

6

16

33

Part des femmes des bureaux (journaliers) (ou comités de direction, commission exécutive) confédéraux

50

37

38

28

30

Part des femmes secrétaires générales de fédérations

17,8

17

9

14

17,1

Part des femmes secrétaires générales d’union départementales

23,9

18,6 (2009)

11

30

6

»

Pour encourager les femmes à prendre des responsabilités dans les organisations syndicales et dans les institutions représentatives du personnel (IRP), des mesures d’accompagnement sont nécessaires.

Cet amendement prévoit de réduire de 30 à 10 % du temps de travail le nombre d’heures de délégation nécessaires pour bénéficier d’un entretien individuel avec son employeur sur les modalités d’exercice de son mandat au sein de l’entreprise au regard de son emploi. Cet entretien permet de recenser les compétences acquises au cours du mandat de représentant du personnel titulaire ou de délégué syndical, et de préciser les modalités de valorisation de l’expérience acquise.

Le taux de 30 % correspond au cumul de trois mandats. Il exclut de fait les nouveaux venus dans l’engagement syndical et ne peut de ce fait constituer une incitation, notamment pour les femmes.

Cosignataires (30)

Catherine Beaubatie, Philippe Bies, Kheira Bouziane-Laroussi, Vincent Burroni, Colette Capdevielle, Fanélie Carrey-Conte, Marie-Anne Chapdelaine, Romain Colas, Catherine Coutelle, Jacques Cresta, Pascale Crozon, Guy Delcourt, Sandrine Doucet, Françoise Dumas, Laurence Dumont, Marie-Hélène Fabre, Edith Gueugneau, Chantal Guittet, Régis Juanico, Philippe Kemel, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Pierre-Alain Muet, Maud Olivier, Monique Orphé, Christophe Premat, Catherine Quéré, Cécile Untermaier